Des femmes, Antoinette Fouque
La passion selon G.H.
Clarice Lispector

Alors qu’elle n’a que vingt-trois ans, Clarice Lispector (1920-1977) publie son premier roman Près du cœur sauvage. La critique salue la naissance d’une grande écrivaine. Son œuvre, publiée presque entièrement en France par les éditions Des femmes-Antoinette Fouque, est composée de fictions, de nouvelles, de chroniques, de contes et de correspondance qui font entendre une voix unique que cerne une écriture d’une précision implacable.

Clarice Lispector

Clarice Lispector

La passion selon G.H.

précédé de Les mots du regard de Clélia Pisa

Traduit du brésilien par Claude Farny

Prix : 12,75 €

Dans son appartement confortable de Rio de Janeiro, une femme commence sa journée, seule, face à une tasse de café. Elle a dû prendre cette sorte de congé pour s’occuper de son appartement à la suite du départ de la bonne. Il y a ainsi une première rupture du rythme quotidien de cette femme. C’est la raison pour laquelle elle entame une interrogation sur le cours habituel de ses jours. Après, elle découvre dans quelques signes laissés par la domestique qu’elle a vécu de longs mois à côté de quelqu’un, resté totalement étranger. Commencent alors à sourdre les indices d’une seconde interrogation, plus large et plus complexe, qui part de ce point précis : son ignorance de l’autre, c’est-à-dire, de la domestique et de son monde…
… C’est en cherchant le sens primordial de ce qu’elle voit et ressent, et en essayant de comprendre les liens éventuels entre tout cela et Dieu, que G.H. avance, de station en station, dans sa passion, qui est à la fois un cri de douleur et de joie.

  • 1978 (Réédition 2014)
  • 258 p.
  • 12,75 €
  • EAN 9782721004727

La Presse en parle

Cette œuvre singulière est une méditation, c’est-à-dire, au sens cartésien du terme, un écrit consacré à des choses profondes, religieuses ou philosophiques. Il s’agit ici de la quête d’un innommable, d’une neutralité essentielle, d’un silence primordial, d’un en deçà – ou au-delà – de toute existence individuelle : ce que suggère le vaste et vague mot Vie. Ce chemin qui est une passion aboutit au plus grand dénuement, à une mort de soi, mais – telle est la paradoxale économie des théologies négatives – il apparaît que ce rien est tout et qu’en ce séjour dans le renoncement extrême règne la joie, splendeur de la présence sans distance à ce qui est.

Jacques Howlett, La Quinzaine littéraire, 1er-15 janvier 1979

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Bâtisseur de ruines, Gallimard, 1970
  • Le Seul Moyen de vivre, Lettres, Rivages, 2012