Des femmes, Antoinette Fouque
Le lustre
Clarice Lispector

Alors qu’elle n’a que vingt-trois ans, Clarice Lispector (1920-1977) publie son premier roman Près du cœur sauvage. La critique salue la naissance d’une grande écrivaine. Son œuvre, publiée presque entièrement en France par les éditions Des femmes-Antoinette Fouque, est composée de fictions, de nouvelles, de chroniques, de contes et de correspondance qui font entendre une voix unique que cerne une écriture d’une précision implacable.

Clarice Lispector

Clarice Lispector

Le lustre

Traduit du brésilien par Teresa et Jacques Thiériot

Prix : 23,50 €

Paru en 1946, Le lustre est le deuxième ouvrage publié par Clarice Lispector. Elle a vingt ans. Roman d’initiation, il décrit le parcours douloureux et bref d’une adolescente, Virginia, élevée à la campagne dans le silence d’une famille et d’une demeure décadentes et qui va faire son éducation sentimentale à la ville. C’est l’initiation au mystère des choses, à la difficulté d’être, la découverte du monde dans ses plus intimes et fugaces manifestations, par la sensation et surtout le regard. C’est aussi l’initiation à la parole. Le Lustre est un livre fondamental dans l’œuvre de l’auteure. Elle nous y donne presque à l’état brut les prémices de sa vision du monde, gangues et pépites, les péripéties du parcours de l’héroïne préfigurant l’itinéraire de la romancière.

Dans ce livre matrice où l’écriture fixe la mouvance des choses tout en étant entraînée par elle, s’ébauchent des personnages, des scènes, des situations qui prendront des traits plus accusés dans les livres ultérieurs.

  • 1990
  • 370 p.
  • 23,50 €
  • EAN 9782721003904

La Presse en parle

On a dit du Lustre, second roman de C. Lispector, écrit à 20 ans, et témoignant d’une maîtrise confondante de la part de cette jeune auteure, que c’était un roman d’apprentissage. Il est plus juste de le voir comme l’itinéraire douloureux de la révélation. Écrit en 1946 par cette jeune Brésilienne d’origine russe qui devait devenir tardivement l’auteure célèbre de La Passion selon G.H. et de bien d’autres récits énigmatiques, Le Lustre ne peut manquer de faire penser, par l’acuité de sa perception, et la force de son écriture, qu’à la même époque, de l’autre côté de l’Atlantique, des femmes du nom de Marguerite Duras et Nathalie Sarraute commençaient, elles aussi, à exprimer une autre vision du réel. L’irradiation du réel. Son évidence frémissante.

Chantal Aubry, La Croix, 5 juin 1990

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Bâtisseur de ruines, Gallimard, 1970
  • Le Seul Moyen de vivre, Lettres, Rivages, 2012