Des femmes, Antoinette Fouque
La ville assiégée
Clarice Lispector

Alors qu’elle n’a que vingt-trois ans, Clarice Lispector (1920-1977) publie son premier roman Près du cœur sauvage. La critique salue la naissance d’une grande écrivaine. Son œuvre, publiée presque entièrement en France par les éditions Des femmes-Antoinette Fouque, est composée de fictions, de nouvelles, de chroniques, de contes et de correspondance qui font entendre une voix unique que cerne une écriture d’une précision implacable.

Clarice Lispector

Clarice Lispector

La ville assiégée

Traduit du brésilien par Teresa et Jacques Thiériot

Prix : 20,50 €

Paru au Brésil en 1949, La ville assiégée est le troisième ouvrage publié par Clarice Lispector.

L’histoire se passe dans les années 1920. Une jeune fille, Lucrécia, assiste au développement industriel du faubourg où elle habite. Apprentissage de la ville et de soi, dans la recherche d’un équilibre qui ne se trouvera d’abord que par la domination des objets. Lucrécia, du regard, affronte la réalité, assiège la ville avec la complicité des chevaux. Elle en épouse la forme pour réduire à merci les hommes dont le pouvoir n’est que professionnel. La ville assiégée est un roman surprenant et maîtrisé, où l’apparente chronologie est constamment brisée dans la confrontation du passé, du présent et de l’avenir et où les tableaux d’époque sont transcendés par des visions mythologiques. Fable réaliste où la parole à la fois lente, obstinée et frémissante, permet de trouver l’épiphanie, de résoudre l’ambivalence où se débat tout être vivant, humain ou animal.

  • 1991
  • 199 p.
  • 20,50 €
  • EAN 9782721003522

La Presse en parle

Clarice Lispector est de ces auteurs dont chaque ligne, de la première à la dernière, explore un même univers. Elle ne ressasse pas, elle creuse, innove, redécouvre, dans un même champ d’interrogation extraordinairement cohérent. En plaçant une femme innocente, imparfaite, au centre de l’histoire, La Ville assiégée reprend une donnée récurrente de la quasi-totalité de l’œuvre. Insatisfaite de sa petite vie provinciale, Lucrécia rêve d’un bon parti qui l’emmènerait vers la métropole.

Michel Riaudel, La Quinzaine littéraire, 16 juin 1991

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Bâtisseur de ruines, Gallimard, 1970
  • Le Seul Moyen de vivre, Lettres, Rivages, 2012