Des femmes, Antoinette Fouque
L’heure de l’étoile
Clarice Lispector

Alors qu’elle n’a que vingt-trois ans, Clarice Lispector (1920-1977) publie son premier roman Près du cœur sauvage. La critique salue la naissance d’une grande écrivaine. Son œuvre, publiée presque entièrement en France par les éditions Des femmes-Antoinette Fouque, est composée de fictions, de nouvelles, de chroniques, de contes et de correspondance qui font entendre une voix unique que cerne une écriture d’une précision implacable.

Clarice Lispector

Clarice Lispector

L’heure de l’étoile

Traduit du brésilien par Marguerite Wünscher

Prix : 12,75 €

Ici, c’est un homme qui est habité par une jeune fille, venue de la misère du Nord-Est brésilien, à Rio, où elle mourra. « Je jure que ce livre est écrit sans mots. C’est une photographie muette. Ce livre est un silence. Ce livre est une question », écrit-il. Et il est tout occupé d’elle : écrire sa vie, sa mort doit le délivrer, lui qui a échappé au sort sans futur qu’elle subit. Il l’aime, comme on aime ce qu’on a craint de devenir…
S’il avoue être le personnage le plus important des sept que comporte son histoire, il ne dit rien de celui dont la présence s’impose progressivement dans ces pages ; la mort qui efface le feu scintillant et fugace de L’Heure de l’étoile, l’heure à laquelle celle qui meurt devient, pour un instant, l’étoile de sa propre vie, désormais réalisée.

L’heure de l’étoile a été adapté au cinéma par Susana Amaral en 1985.

  • 1985
  • 110 p.
  • 12,75 €
  • EAN 9782721002709

La Presse en parle

Et pourtant, L‘heure de l’étoile est un petit livre tout à fait remarquable. Non seulement pour l’intérêt que finit par susciter la jeune Maccabée mais surtout pour l’effort désespéré de l’auteure à découvrir derrière cette existence médiocre un secret inviolable, à trouver une pierre précieuse sous la banalité. Il s’agit, bien évidemment, d’une quête qui concerne Clarice Lispector elle-même, une interrogation qu’elle se pose sur le sens de sa vie et que, par pudeur, elle met dans la bouche d’un personnage masculin qui parle à la première personne dans le livre et cherche à se connaître en racontant l’histoire de cette fille du Nordeste. Tant il est vrai qu’un lambeau de l’auteure reste toujours accroché à chacune de ses créatures et qu’à les fouiller il risque bien d’en découvrir son propre secret.

Sonia Schoonejans, Vogue, octobre 1985

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Bâtisseur de ruines, Gallimard, 1970
  • Le Seul Moyen de vivre, Lettres, Rivages, 2012