Des femmes, Antoinette Fouque
La fiancée juive
Hélène Cixous

Née à Oran, en Algérie, Hélène Cixous a participé à la fondation de l’université de Vincennes (Paris 8) en 1968, où elle crée en 1974 le doctorat d’études féminines. Elle est l’auteure d’une œuvre importante composée de près de soixante-dix textes de fiction, d’essais et de pièces de théâtre, parus principalement aux éditions Grasset, des femmes-Antoinette Fouque et Galilée. Elle a reçu le prix Médicis en 1969 pour Dedans.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

La fiancée juive

de la tentation

Prix : 14,75 €

« Nous, dès le soir même du premier jour de notre histoire, sur la table d’un café, suivant les indications immédiates d’une évidente éternité, nous avions engagé d’un coup naturellement la totalité des cinquante-cinq années futures que nous avions devant nous, d’un coup bien sûr, avec absence de crainte et absence d’arrogance, éclairés et innocents comme ils le sont au commencement, ceux qui sont élus pour l’amance sans l’avoir demandé. Dieu vous tombe dessus avec délicatesse : Vous êtes reçu, annonce-t-il. Et dire que nous ne savions même pas que nous nous étions présentés à Son examen !
Mais il y a des démons avec lesquels il faut compter pour nous percer le cœur. Selon moi la santé des amants rend le diable malade obligatoirement. Je comprends que cela puisse exaspérer la peuplade qui erre sur les talons de Dieu. C’est injuste ruminent-ils, et là-dessus je suis bien d’accord. Pourquoi elle ? Pourquoi lui ? Pourquoi eux ? » H.C.

  • 1994
  • 208 p.
  • 14,75 €
  • EAN 9782721004581

La Presse en parle

La Fiancée juive est, entre tous ses livres, celui qui le plus a « l’amour haletant » (Beethoven à jamais). Écrit d’un trait, d’une traite, sans chapitre, sans page blanche, sans reprendre son souffle, il traverse des thèmes récurrents – thèmes que la vitesse de l’emportement, à la lettre, et par l’effet des tropes, trans-figure. Surgissent des visions incroyables, qui jamais ne s’hypostasient en « belles » images mais sont relancées sans répit, prises de vitesse par l’écriture qui prend les mots aux dents. (…) La Fiancée juive est un chant d’amour. C’est le chant, par excellence. Le chant des chants.

Mireille Calle-Gruber, Littérature, octobre 1996

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque