Des femmes, Antoinette Fouque
Jours de l’an
Hélène Cixous

Née à Oran, en Algérie, Hélène Cixous a participé à la fondation de l’université de Vincennes (Paris 8) en 1968, où elle crée en 1974 le doctorat d’études féminines. Elle est l’auteure d’une œuvre importante composée de près de soixante-dix textes de fiction, d’essais et de pièces de théâtre, parus principalement aux éditions Grasset, des femmes-Antoinette Fouque et Galilée. Elle a reçu le prix Médicis en 1969 pour Dedans.

Hélène Cixous

Hélène Cixous

Jours de l’an

Prix : 15,75 €

« Pendant ce temps l’auteure… l’auteure ne revient pas. Elle est tout à son drame. Pourquoi parlé-je de l’auteure comme si elle n’était pas moi ? Parce qu’elle n’est pas moi. Elle vient du plus loin et du plus étranger de mes étrangers. Elle part de moi et va où je ne veux pas aller. Pendant que moi depuis le 12 février de cette année, j’essaie de toutes mes forces de saisir de brèves lueurs de vérité, l’auteure n’est occupée que de cette histoire à raconter. Une Histoire Idéale. Elle y va… si lentement qu’entre-temps je raconterais dix histoires. J’écris sous terre, comme une bête, enfouissant dans le silence de ma poitrine… Une différence entre l’auteure et moi : l’auteure est la fille des pères-morts. Moi je suis du côté de ma mère vivante. Entre nous tout est déchirant. […]
C’est l’aveugle en nous qui écrit, qui peint. Ce texte s’avance entre non-voyance et voyance. Allant parfois jusqu’à perdre de vue l’auteure… » H.C.

  • 1990
  • 276 p.
  • 15,75 €
  • EAN 9782721003942

La Presse en parle

Au moment où l’auteur, échappant à sa famille et à l’emploi du temps, va rejoindre la Reine, alors… Alors le téléphone sonne. Le téléphone est un personnage essentiel des écrits de Cixous : personne n’a mieux parlé des affres que suscitent cette sonnerie pressante, ce rappel à l’ordre de la vie, cet empoisonneur public et ce messager d’amour. Le téléphone contre la Reine, et l’auteur contre la femme vivante : tel est l’enjeu de Jours de l’an. (…) Il ne réussira pas à empêcher la pousse du « blé du Rêve ». Le livre se fait, volé au monde, les mystiques sont des voleurs de temps. Puis le livre s’en va comme il est venu, « dans un grand bruit d’ailes ». Reste, seule, la femme qui rêve au livre qu’elle écrirait si l’auteur cessait sa persécution. Un livre qui commencerait dans un jardin au pied d’une montagne, et qui s’en irait vers la mer. Sauvage, décidément. D’une superbe et folle sauvagerie.

Catherine Clément, Le Magazine littéraire, septembre 1990

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque