Dedans

Prix Médicis 1969

Hélène Cixous

Née à Oran, en Algérie, Hélène Cixous a participé à la fondation de l’université de Vincennes (Paris 8) en 1968, où elle crée en 1974 le doctorat d’études féminines. Elle est l’auteure d’une œuvre importante composée de près de soixante-dix textes de fiction, d’essais et de pièces de théâtre, parus principalement aux éditions Grasset, des femmes-Antoinette Fouque et Galilée. Elle a reçu le prix Médicis en 1969 pour Dedans.

Hélène Cixous

Prix : 11,25 €

« Le soleil se couchait à notre commencement et se lève à notre fin. Je suis née en Orient je suis morte à l’Occident. Le monde est petit et le temps est court. Je suis dedans. On dit que l’amour est aussi fort que la mort. Mais la mort est aussi forte que l’amour et je suis dedans. Et la vie est plus forte que la mort, et je suis dedans. Mais Dieu est plus fort que la vie et la mort. On dit que la vie et la mort sont au pouvoir de la langue. Dans mon jardin d’enfer les mots sont mes fous. Je suis assise sur un trône de feu et j’écoute ma langue. » H.C.

  • Janvier 1986 (1ère édition : Grasset, 1969)
  • 212 p.
  • 11,25 €
  • EAN 9782721002983

La Presse en parle

Jadis, la narratrice vivait dans un monde séparé, clos et quiet : une province dominée par la figure de son père. Elle se savait à peine recluse. Elle ne vivait que de lui, par lui. Un jour, le père meurt et ce monde se brise. La voici rejetée dehors, seule, en proie au regard des autres, qui infligent la honte, la peur. La mort du père, la présence-absence du père ne laissent de hanter la première partie de l’ouvrage : récit qui se recommence indéfiniment, réveille encore et toujours la même déchirure, invoque le même fantôme.
(…) Au bord de soi, se guettant, se débusquant, une jeune femme dessine « la face invisible de sa vie », récrit le passé, l’inconscient, en un poème tourmenté.

François Bott, Le Monde, 13 septembre 1969

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque