La Salle d’armes
Nélida Piñon

Nélida Piñon, née en 1937 à Rio de Janeiro dans une famille d’origine galicienne, est une des grandes figures de la littérature brésilienne contemporaine. Première femme à présider l’Académie brésilienne des lettres, elle fut aussi, en 1995, la première autrice de langue portugaise à recevoir le prix Juan Rulfo. En 2005, le prestigieux prix Prince des Asturies de littérature la récompense pour l’ensemble de son œuvre composée d’une trentaine de romans, nouvelles, essais, chroniques… Ses livres sont publiés en près de trente langues à travers le monde. Les éditions des femmes– Antoinette Fouque ont entrepris de la faire connaître en France depuis 1987.

Nélida Piñon

Nélida Piñon

La Salle d’armes

Traduit du brésilien par Violante Do Canto et Yves Coleman

Prix : 20,50 €

« Les personnages de La Salle d’armes, comme bien d’autres créatures romanesques, sont littéralement submergés sous le poids des engagements que je me suis fixés : je dois écrire, entendre des histoires pour que l’existence des êtres humains, généralement conflictuelle et sordide, devienne viable. […] L’épicentre du langage de ces nouvelles est toujours le lieu d’une crise. Sous une telle étiquette, leurs personnages singuliers et énigmatiques, liés à l’action, disent qui ils sont, qui nous sommes finalement. […] Sous l’impact de tels effets, ces récits transmettent l’idée que l’interdit, l’illicite, est la matrice essentielle de leur raison d’être. Et chaque fois qu’ils expriment la tragédie du désir et de l’audace qui ronge l’esprit, le verbe et l’énigme impriment aux héros le courage de vivre, même dans des conditions contraignantes. » N.P.

  • 2005
  • 208 p.
  • 20,50 €
  • EAN 9782721005175

La Presse en parle

Sous couvert de conte imaginaire, l’auteure repense les liens qui unissent les hommes et les femmes. Chez elle les couples s’attirent, s’éloignent, acceptent de se taire plusieurs années, se retranchent, s’ignorent, s’évitent, s’attendent, une valse-hésitation entre la fusion, l’effusion, l’inquiétude. Il est rare de ressentir dans une écriture le temps de l’absence, ce qui tient lieu de la non-présence. […] Pour Nélida Piñon, l’écriture est un engagement de tout le corps et de l’esprit. Sa présence sonde les secrets de l’écriture.

Virginie Gatti, L’Humanité, 5 janvier 2006

La Salle d’armes (1973) est un recueil de nouvelles, entre expérience et réalisme, songe et réalité, magie et fantastique, où un peu de la filiation Clarice Lispector retrouve ce qu’elle-même appelle « la culture druidique ». L’imagination s’y enferme dans un fantastique aux atmosphères raréfiées, disant l’interdit, l’illicite : d’obscures vengeances, un monde de lutins et de sorciers, tout cet héritage celte qu’on est tenté de lire parfois comme une allégorie politique, comme des énigmes ou des symboles…

La Quinzaine littéraire, 16-31 décembre 2006

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Le Jardin des oliviers précédé de La Cueillette, L’Oiseau de paradis et I love my husband. Traduit du brésilien par Annick Moreau, Findakly, 1998
  • Nélida Piñon face à son œuvre: écriture et manuscrits. Entretiens avec l’auteure par Sylvie Josserand, Centre de recherches latino-américaines-Archivos, Université de Poitiers, 2006