Des femmes, Antoinette Fouque
La République des rêves
Nélida Piñón

Nélida Piñón est née au Brésil en 1937. Passionnée de musique et de théâtre, auteure de nombreux romans, elle dit d’elle-même : « J’adopte la patience de Pénélope et je l’applique aux entreprises d’Ulysse, à l’aventure. » Nélida Piñón a obtenu le prix Juan Rulfo en 1995 et a été la première femme élue présidente de l’Académie brésilienne des Lettres. Elle a reçu en 2005 le Prix Prince des Asturies de littérature. Elle vit actuellement à Rio.

Nélida Piñón

Nélida Piñón

La République des rêves

Traduit du brésilien par Violante do Canto et Yves Coleman

Prix : 31 €

La République des rêves est une saga somptueuse, dominée par la haute figure de Madruga, immigrant espagnol devenu magnat de l’industrie. Fuyant la misère de son village de Galice, il s’est embarqué, à treize ans, pour « les Amériques ».
Le village espagnol de Sobreira au début du siècle, le Brésil des années 1930, avec la dictature populiste de Getulio Vargas, le Brasilia de Kubitschek, le Brésil des années 1980 servent de toile de fond à la tumultueuse histoire d’une famille déchirée, partagée entre la nostalgie du pays natal et l’amour de cette nouvelle patrie, à la fois accueillante et hostile.
Dans une atmosphère d’inceste, trois générations s’affrontent sous le regard de la jeune Breta, dépositaire de l’épopée familiale et de rêves ancestraux : rêves d’anciennes esclaves et mémoires de l’Afrique, rêves d’immigrants qui se ruent vers la fortune, rêves de puissance des classes dominantes, rêves des pauvres qui se réfugient dans la magie…

  • 1990
  • 934 p.
  • 31 €
  • EAN 9782721003195

La Presse en parle

Passionnée de musique, elle a cherché à écrire une véritable symphonie intimiste, en même temps qu’un traité sur les origines. Elle a évidemment fouillé dans son propre vécu pour réunir les éléments de cette saga pas comme les autres, qui se déroule sur plusieurs décennies, au rythme fou d’un Brésil délirant et de celui, plus tranquille en apparence, d’une obscure province d’Espagne qui a perdu son identité profonde. La réussite sociale et les drames nouveaux qu’elle provoque constituent parfois un retour en arrière, une recherche des fondements, des origines. La parole est ici l’âme de l’existence, d’où ces étranges dialogues qui se confondent avec la narration, grâce auxquels chaque geste est décortiqué, avec une minutie obsessionnelle qui confère à l’œuvre une force inédite.

Jacobo Machover, Libération, 13 décembre 1990

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Jardin des oliviers précédé de La Cueillette, L’Oiseau de paradis et I love my husband. Traduit du brésilien par Annick Moreau, Findakly, 1998 Nélida Piñón face à son œuvre: écriture et manuscrits. Entretiens avec l’auteure par Sylvie Josserand, Centre de recherches latino-américaines-Archivos, Université de Poitiers, 2006