La maison de la passion
Nélida Piñon

Nélida Piñon, née en 1937 à Rio de Janeiro dans une famille d’origine galicienne, est une des grandes figures de la littérature brésilienne contemporaine. Première femme à présider l’Académie brésilienne des lettres, elle fut aussi, en 1995, la première autrice de langue portugaise à recevoir le prix Juan Rulfo. En 2005, le prestigieux prix Prince des Asturies de littérature la récompense pour l’ensemble de son œuvre composée d’une trentaine de romans, nouvelles, essais, chroniques… Ses livres sont publiés en près de trente langues à travers le monde. Les éditions des femmes– Antoinette Fouque ont entrepris de la faire connaître en France depuis 1987.

Nélida Piñon

Nélida Piñon

La maison de la passion

Traduit du brésilien par Geneviève Leibrich

Prix : 16,75 €

La maison de la passion est un roman de désir, un poème sur l’attente de l’amour, le récit du parcours initiatique d’une jeune femme. C’est un monde où priment les sens, les corps, la nature, comme une force vitale. Un monde primitif, somnambule et magique.

« Je me sacrifierai au soleil, mon corps est pétri de mousses et d’herbes antiques, ceux de ma maison ont fait de ma sueur plaies et élixirs, jusqu’à mon père qui attend mon sommeil dans l’espoir d’extraire de ma sueur l’effet bienfaisant de mes vices, de mes vaines métamorphoses, car je ne cesse de me transformer au contact des arbres, des ombres, de la mémoire d’un corps vénéré au temps des sacrifices au soleil, ce soleil qui embrase mes reins, qui effeuille ma peau avec une rudesse si tactile que je deviens eau dans la coupe, j’en épouse les contours, je suis la chair que le soleil dénude… » N.P.

  • 1987
  • 190 p.
  • 16,75 €
  • EAN 9782721003317

La Presse en parle

Le Brésil est, bien entendu, le personnage principal des œuvres de Nelida Piñon, mais il est aussi toute sa vie. […] L’engagement dans ces pays n’est pas simplement affaire de mots. En 1977, dans les heures les plus difficiles de la dictature militaire, Nelida Piñon milita dans le groupe des intellectuels qui a déposé, au ministère de la Justice, le fameux manifeste pour la liberté d’expression. Elle a beaucoup plaidé pour la même cause dans des conférences et des congrès, au Brésil comme à l’étranger.

L’Est Républicain, 26 mars 1987

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Le Jardin des oliviers précédé de La Cueillette, L’Oiseau de paradis et I love my husband. Traduit du brésilien par Annick Moreau, Findakly, 1998
  • Nélida Piñon face à son œuvre: écriture et manuscrits. Entretiens avec l’auteure par Sylvie Josserand, Centre de recherches latino-américaines-Archivos, Université de Poitiers, 2006