Des femmes, Antoinette Fouque
Itinéraire psychiatrique
Emma Santos

Emma Santos (1943-1983) a écrit sur la folie et l’univers psychiatrique des textes autobiographiques d’une très grande force. Elle est accueillie par Antoinette Fouque aux éditions Des femmes qui publie, en 1976, trois livres d’elle la même année dont, en édition de poche, La Malcastrée, qui l’a fait connaître du grand public. Elle a interprété au théâtre le personnage de l’un de ses textes, mis en scène par Claude Régy (Théâtre de la Gaîté Lyrique, 1976-1977) publié également aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque.

Emma Santos

Emma Santos

Itinéraire psychiatrique

Prix : 7,50 €

Un livre après l’autre, un cri après l’autre. Emma Santos arpente les scènes où elle s’est laissée enfermer à son corps et à ses mots défendants.

« Je voudrais tenter d’expliquer mon entrée en psychiatrie, huit années en psychiatrie en commettant les mêmes erreurs que les psychiatres, en chosifiant le malade, en me chosifiant, oublier le milieu qui m’entoure, c’est-à-dire l’amour qui a fui, mes romans, mon métier d’enseignante qui a déterminé le choix des médecins. Je sais que je ne parlerai que de l’amant qui m’a dévorée, que de la littérature qui m’a détruite…. Je suis seule… J’écris au lit avec une machine. J’ai définitivement perdu le corps. J’espère le retrouver par les mots… » E.S.

  • 1977
  • 132 p.
  • 7,50 €
  • EAN 9782721000934

La Presse en parle

De qui peut-elle parler, Emma Santos, sinon de lui, Carlos, l’amant qui l’a détruite? C’est à lui qu’elle s’adresse, c’est lui qu’elle implore, qu’elle maudit, qu’elle harcèle, qu’elle dévore et qu’elle vomit dans des livres qui sont autant de lettres secouées par la passion, portées par la fureur, en même temps que tragiquement dérisoires, car leur destinataire ne les recevra jamais. Par amour pour lui, le peintre étranger, Emma Santos est entrée dans le système psychiatrique. (…) Obsessionnellement, elle tente d’accoucher d’elle-même. En dépit de tout. Pour ne plus être un médicament qui se vend. Pour que le visage aimé ne recouvre plus l’univers. Pour pouvoir saluer l’aurore seule. Et, peut-être, pour un jour ne plus avoir à écrire ; ne plus avoir à exhiber sa passion-folie.

Roland Jaccard, Le Monde, 1er janvier 1977

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs (bibliographie sélective)

  • L’Illulogicienne, Flammarion, 1971
  • La Punition d’Arles, Stock, 1975, rééd. 2001
  • Le Mensonge – Chronique des années de crise, Ed. Encres
  • Écris et tais-toi, Stock, 1978, rééd. 2001.