Des femmes, Antoinette Fouque
Sentinelles de la nuit
Silvina Ocampo

Silvina Ocampo (1903-1993) est une figure majeure de la littérature argentine. Durant sa jeunesse, elle étudie le dessin et la peinture à Paris avec Giorgio de Chirico et Fernand Léger avant de se consacrer à la littérature vers l’âge de trente ans. Entourée de figures littéraires imposantes – son mari, Adolfo Bioy Casares, son ami Jorge Luis Borges, sa sœur Victoria Ocampo, fondatrice de la revue et maison d’édition SUR – Silvina Ocampo reste très attachée à son indépendance. Elle élabore, dans la discrétion, une œuvre singulière pleine d’humour et d’ironie, faisant de la brièveté un véritable credo littéraire.

Silvina Ocampo

Silvina Ocampo

Sentinelles de la nuit

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Anne Picard
Avant-propos d’Ernesto Montequin

Prix : 13 €

Sous le titre Sentinelles de la nuit, Ernesto Montequin a réuni quatre séries de fragments que l’on peut lire comme un « journal nocturne » où Silvina Ocampo consigne les traces de ses insomnies.
Le cahier central, intitulé Sentinelles de la nuit, écrit entre mai 1960 et janvier 1970 et dédié à Alejandra Pizarnik, est le livre le plus personnel et le plus secret de Silvina Ocampo. L’auteure y note, pêle-mêle, épigrammes, arguments de nouvelles, récits de rêves, souvenirs d’enfance… « C’est peut-être le livre que j’aime le plus » déclarait Silvina Ocampo à propos de ces pages.

À cet ensemble, l’éditeur a adjoint deux autres séries de fragments : Inscriptions sur le sable (série composée entre 1950 et 1962) et Epigrammes (série composée entre 1980 et 1987), ainsi qu’Analectes, un choix de notes et de projets de nouvelles extraits des cahiers et des papiers de Silvina Ocampo.

Peut-être par discrétion ou par méfiance envers le « moi haïssable », Silvina Ocampo n’a jamais tenu régulièrement un journal intime et n’a jamais écrit ses mémoires. Elle a préféré disperser dans ses œuvres une image éclatée d’elle-même.

Dans ce livre, délibérément fragmentaire, fondé sur la fugacité et la digression, on retrouvera le coup de patte génial de Silvina Ocampo : causticité et humour, poésie et imagination, intelligence et émotion affleurent ainsi à tout instant, pour notre plus grand plaisir.

Parution 1er février 2018

  • Février 2018
  • 136 p.
  • 13 €
  • EAN 9782721006813

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Faits divers de la Terre et du Ciel (préface de Jorge Luis Borges, trad. Françoise Rosset, Gallimard, 1974)
  • Ceux qui aiment, haïssent (avec A. Bioy Casares, trad. A. Gabastou, C. Bourgois, 1989)
  • La Tour sans fin (Trad. Pierre Frémont, Milan, 1992)
  • Mémoires secrètes d’une poupée (Trad. F. Rosset, Gallimard, 1993)
  • Poèmes d’amour désespéré (Trad. Silvia Baron Supervielle, José Corti, 1996)
  • La pluie de feu (Trad. S. Baron Supervielle, C. Bourgois, 1997)
  • La musique de la pluie et autres nouvelles, trad. F. Rosset, Folio, 2014)