Puisque voici l’aurore
Annie Cohen

Annie Cohen, née le 8 mars 1944 à Sidi-bel-Abbès, en Algérie, vit à Paris. Elle a publié une vingtaine d’ouvrages. Parallèlement à son travail d’écrivain, elle mène une activité plastique sous forme de gouaches, de dessins à l’encre de Chine, de rouleaux d’écriture. Un portrait d’elle, La Dentelle du signe, a été réalisé en 2008 par Isabelle Singer et Marcel Rodriguez, avec la participation de François Barat (Production Métisfilm /Direction du livre).

Annie Cohen

Annie Cohen

Puisque voici l’aurore

Prix : 14 €

C’est en état de siège que l’autrice profile de sa main l’avènement d’une aurore, principe de guérison, alors qu’elle se débat contre la maladie maniacodépressive qui la confine dans l’espace de sa chambre. Sainte Rita, la patronne des causes impossibles, veille sur son combat journalier pour inscrire dans la parole littéraire ou sur ses « rouleaux d’écriture », son désir de résister. Le mari cinéaste prend en charge toutes les tâches pratiques du quotidien avec une patience à la mesure de leur union, tandis que la jeune chienne Lola, source de bonheur, se tient au pied de la femme qui écrit. Ainsi le seul commandement qu’elle se doit d’accomplir est contenu dans ce geste par lequel elle fera aussi retour, à sa façon, au judaïsme de ses origines. L’enjeu est de taille. Il passera par la recréation d’une oasis aux noms multiples, dont la vision inaugurale est celle d’Islas Mujeres, l’Île aux femmes, au large du Mexique. Bracelets d’Algérie aux poignets, du sable sur les épaules et un livre à la main, l’autrice y fit l’expérience de ses premiers mots d’écriture : là où la nuit persiste dans sa beauté noire et où se tient la clarté du verbe saisi dans sa nudité. Avec l’intense volupté qui caractérise l’art d’Annie Cohen, ce nouveau texte nous fait naviguer, entre alerte et grâce, sur le périlleux trajet d’une quête.

« Je revois les dunes et la limpidité de l’eau. Les gargotes sous les palmiers, les fleurs de palétuvier. Nous mangions des poissons frits avec les doigts. Et des avocats. Nous passions des heures dans cette eau verte et chaude. Quand je rêve, je me revois à Islas Mujeres, un été d’allégresse. » A. C.

  • Janvier 2020
  • 160 p.
  • 14 €
  • EAN 9782721007100

La Presse en parle

Une perfection vers laquelle Annie Cohen ne cesse de cheminer pour remplacer par son journal ce que la fiction ne pourrait exprimer. 24heures, 16 décembre 2019

Un journal de vie qui transforme, transcende l’existence partiellement foudroyée et l’écriture. Le litteraire.com, 15 décembre 2019

L’auteure en réinvente la transfusion, là où l’intime se mêle à l’imaginaire. Ce qui donne au journal un caractère particulier. En ce sens il nous regarde tout autant que nous le regardons. L’Internaute, 16 janvier 2020

Dans ce qui est bien plus qu’un simple journal, Annie Cohen tient le « mal » à distance en une quête de l’absolu comme de l’instant. Non Fiction, 16 janvier 2020

Des pages sont vraiment très belles, sur l’amour qu’elle et son mari se portent, sur la maladie, la dépression qui la gagne, sur le vieillissement. Lyvres, 17 janvier 2020

Un écrit novateur. L’Écritoire des muses, 26 janvier 2020

Ce texte est beau, émouvant, dans lequel une femme, une rapatriée de 1962, ahane, apostrophe, « tatoue son papier avec révérence ». Son histoire s’imbrique et se dévoile en palimpseste de la grande Histoire . La Cause Littéraire, 30 janvier 2020

Annie Cohen « écrit avec grâce et délicatesse, même quand elle nous dit des choses parfois tristes. » Regards, 4 février 2020

L’authenticité de chaque phrase nous étrangle, on est submergé par l’émotion. Double Marge, 2 février 2020

Annie Cohen « s’interroge sur son identité de femme juive, désireuse de prendre le temps de rêver… Très émouvant !  Actualité Juive Hebdo, 27 février 2020

Bibliographie

Autres éditeurs (bibliographie sélective)

  • Le Marabout de Blida, Actes Sud, 1996, Folio
  • Une enfance algérienne (en collaboration), 1997, Folio
  • La Dure-mère, Gallimard, 2001
  • Les Silenciaires, Gallimard, 2010