Des femmes, Antoinette Fouque
Les fruits étranges et brillants de l’art
Virginia Woolf

Virginia Woolf (1882-1941) est l’auteure d’une œuvre majeure (romans, essais, nouvelles…) dont la modernité ne cesse d’étonner. Également critique littéraire et éditrice, elle fonde en 1917, avec Leonard Woolf, la Hogarth Press qui publie notamment Freud et Proust. Trois Guinées est l’avant-dernier texte publié de son vivant et sans doute l’un des plus engagés.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

Les fruits étranges et brillants de l’art

Traduit de l’anglais par Sylvie Durastanti

Prix : 15,75 €

Derrière la pureté romanesque de Virginia, son amie Vita Sackville West pressentait le mordant, la dent acérée de Woolf, bref, tout l’esprit critique de celle qui reste la plus brillante pamphlétaire d’Angleterre. Ces essais, tout en éclairant les analyses de Trois guinées et d’Une chambre à soi, mêlent le charme d’une conversation intime, à bâtons rompus, à l’indépendance d’une critique impressionniste. À la faveur d’une visite du presbytère hanté par les ombres des sœurs Brontë, de l’évocation du boudoir où Jane Austen cachait ses manuscrits, ou de la disparition de Katherine Mansfield, elle illumine le moment où, « sondant les eaux, les fonds, les sombres profondeurs », une romancière « laisse son imagination dériver librement autour de chaque rocher et chaque crevasse du monde submergé dans les profondeurs de son inconscient ».

  • 1983
  • 248 p.
  • 15,75 €
  • EAN 9782721002471

La Presse en parle

Les fruits étranges… donnent à admirer un autre aspect du génie woolfien : l’intelligence et le brio de l’essayiste, la pénétration du regard posé sur l’œuvre d’autrui, la verve de la pamphlétaire, la passion lucide mise au service de la cause des femmes. Virginia rend hommage à ses consœurs, celles qui eurent la chance (et le courage) d’écrire, les plus célèbres, George Eliot, Jane Austen, les sœurs Brontë, Elizabeth Barrett Browning, Christina Rossetti, Katherine Mansfield, Dorothy Richardson, ou de moins connues telles qu’Elisabeth Easkell, mais elle perpétue aussi la mémoire des combattantes que l’histoire tente de refouler, comme Mary Wollstonecraft, non sans réserver quelques flèches, très pointues, à celles qui composèrent avec les puissants du moment : voir les pages sur Une griffonneuse de qualité ou sur la sommité victorienne que fut l’honorable Mrs. Mary Augusta Ward.

C. P., L’Humanité, 3 juin 1983

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque