Des femmes, Antoinette Fouque
Freshwater
Virginia Woolf

Virginia Woolf (1882-1941) est l’auteure d’une œuvre majeure (romans, essais, nouvelles…) dont la modernité ne cesse d’étonner. Également critique littéraire et éditrice, elle fonde en 1917, avec Leonard Woolf, la Hogarth Press qui publie notamment Freud et Proust. Trois Guinées est l’avant-dernier texte publié de son vivant et sans doute l’un des plus engagés.

Virginia Woolf

Virginia Woolf

Freshwater

Comédie traduite de l’anglais et préfacée par Élisabeth Janvier

Prix : 9,75 €

Écrite par en 1935 pour amuser amis et neveux, cette pièce est un petit chef-d’œuvre d’humour et d’intelligence. Virginia Woolf y met en scène des personnages aussi authentiques que pittoresques. Les Cameron, qui ne veulent pas partir aux Indes sans leurs cercueils, attendent ceux-ci d’une minute à l’autre… depuis des mois. Mrs Cameron se hâte de faire encore quelques photographies, tandis que leur ami Tennyson se hâte de leur déclamer une dernière fois ses poèmes. Pendant ce temps, Ellen Terry, fatiguée de poser éternellement pour son mari, grand spécialiste des allégories, s’échappe et va retrouver sur la plage le bel officier de marine avec lequel elle s’enfuira. Sur un rythme trépidant, les répliques fusent, les actions se catapultent. Nous avons là un exemple étonnant de ce que pouvait être cet humour que Virginia Woolf affectionnait tant dans la vie, ce rire « déboutonné » qui filtre si rarement entre les lignes de ses romans.

  • 1982
  • 62 p.
  • 9,75 €
  • EAN 9782721002112

La Presse en parle

Rien n’est indifférent, qui provient de Virginia Woolf. Cette « plaisanterie » : une pièce de théâtre écrite pour être jouée entre amis, en amateurs, nous plonge, sur un mode comique, dans l’univers woolfien, mais joyeusement tourné en dérision. « Tout ce qui est tant soit peu concret me fait toujours l’effet d’être irréel », dit l’un des personnages, qui regarde passer ce « fait concret en pantalon. Avec des favoris. Un assez joli fait concret, ma foi pour autant qu’un fait soit bien fait. En fait, je crois même que c’est un jeune homme. » On y retrouve aussi, le titre l’indique bien, l’obsession de l’eau de la noyade. Une iconographie inédite et la remarquable introduction d’Élisabeth Janvier, vivante et documentée, complètent ce petit volume.

V.F., Le Monde, 23 octobre 1981

Bibliographie