Des femmes, Antoinette Fouque
Feu le feu
Michèle Ramond

Michèle Ramond, ancienne élève de l’École normale supérieure, est professeure émérite des universités ; spécialiste de Federico García Lorca auquel elle a consacré plusieurs ouvrages érudits, elle l’est également en écritures féminines, thème principal de ses recherches les plus récentes. Elle est Membre scientifique de la Casa de Velázquez (Madrid). Elle a enseigné la littérature espagnole à l’université Paris VIII.

Michèle Ramond

Michèle Ramond

Feu le feu

Prix : 13,25 €

Ce livre nous invite à un voyage au cœur d’un xxe siècle déjà lointain, parmi les ardeurs du monde du travail que les nouvelles idéologies aujourd’hui oublient, ignorent et sacrifient.

« En haut lieu la disparition du prolétariat était programmée. Fini la sortie des usines, fini les femmes jolies, fanées avant l’âge, et les hommes endurants, robustes, laborieux et constants, fini les femmes frottant les minerais de leurs hommes au lavoir, les mains rougies par la lessive de la veille, fini la toilette, dans le chaudron, fini le casse-croûte de la pause de 35 minutes, fini la leçon révisée à côté du fourneau, fini l’après-midi du dimanche au jardin, au temps des cerises, fini les pieds dans l’eau pendant que papa trie les asticots pour la pêche au bord de l’eau, fini l’école du peuple pour devenir savants, fini l’illusion du grand parti démocratique, fini le rêve d’une force de production en croissance constante, fini le journal Liberté. » M.R.

  • Janvier 2004
  • 160 p.
  • 13,25 €
  • EAN 9782721004833

La Presse en parle

« De l’or des Scythes au violet du deuil, du vert de l’églogue virgilienne au jaune estival des jeux enfantins et au bleu indigo de la forge, c’est tout le spectre solaire qui rythme d’images jaillissantes la succession des chapitres, en longues phrases énumératives qui mêlent les vocables les plus inattendus et ont quelque chose de la cataracte hypnotique sur laquelle s’ouvrait, on s’en souvient, l’étonnant film de Werner Herzog que fut Cœur de verre. Au-delà de toute apocalypse, « il y a être, il y a monde, il y a feu » ; tel est le credo final de Michèle Ramond […].

Jacques Fressard, La Quinzaine littéraire, 19/31 juillet 2004

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs (bibliographie sélective)

  • Le Prestidigitateur, Editions Guy Chambelland, 1972
  • La Moureuse (cris de femmes), Le hameau éditeur, 1987
  • La question de l’Autre dans Federico García Lorca, L’Harmattan, 1999
  • Federico García Lorca. L’œuvre et les sexes imaginaires, Aix-en-Provence, Édisud, 2004