Des femmes, Antoinette Fouque
Le Cercan
Jeanne Hyvrard

Jeanne Hyvrard, née à Paris en 1945, économiste de formation et de profession, a, depuis près de quarante ans, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

Jeanne Hyvrard

Jeanne Hyvrard

Le Cercan

Prix : 12,75 €

« Vous me regardiez comme si j’étais l’Apocalypse, porteuse à moi seule de la mort en sa totalité et lorsque je vous montrais mains et visage sans plaie ni blessure vous me disiez que quand même j’étais condamnée. » Qui parle ? La bouche organisée de mille cellules folles, la voix sans voix de la longue et douloureuse maladie. Tu n’oses pas l’appeler par son nom, terrifié de ce que tu pourrais découvrir. Pourtant tu l’as, toi ou les tiens. D’où vient alors que les revenants soient murés dans les lazerets de l’exclusion sociale, comme les antiques lépreux qu’on castrait avant de réciter l’office des morts ? La moitié des cancérés guérissent. Ils se cachent. Tu leur interdis d’être ce qu’ils sont. Tu ne veux pas entendre les séquelles des traitements que tu leur as infligés. Tu nies les mutilations qu’ils produisent comme des crimes de lèse-majesté qui mettraient en cause la toute-puissance médicale…  J.H.

  • 1987
  • 240 p.
  • 12,75 €
  • EAN 9782721003324

La Presse en parle

Un « essai sur un long et douloureux dialogue de sourds » : c’est ainsi que Jeanne Hyvrard définit son livre sur le cancer. Elle ose écrire que la chimiothérapie rend fou, que le malade subit les tortures de la maladie, mais également celles des traitements, ces « vautours blancs » dévoreurs de chair humaine. Épinglés aussi, le pouvoir médical, la misogynie des médecins, l’ « indifférence » des soignants. Un livre qui crie la vie, avec un humour désespéré, pour qu’on cesse enfin de l’oublier pudiquement derrière le commode paravent des étiquettes.

L’Infirmière Magazine, avril 1988

Bibliographie

Autres éditeurs (bibliographie sélective)

  • Les Prunes de Cythère, Minuit, 1975
  • Mère la mort, Minuit, 1976
  • Le Corps défunt de la comédie : traité d’économie politique, Le Seuil, 1982
  • Carafe d’eau à volonté, Pleine page, 2006