Des femmes, Antoinette Fouque
… et je nageai jusqu’à la page
Elisabeth Bing

Elisabeth Bing est née à Verdun. Elle a vécu, enfant, la dernière guerre, dans un mutisme qui n’enregistrait plus que les défilés d’images de bombardements et d’exode. Très tôt, elle s’est « promise à l’écriture »… En 1969, elle créée les « ateliers d’écriture » pour libérer des enfants dits caractériels. Pionnière en la matière, elle a rendu compte de cette expérience dans un livre Et je nageai jusqu’à la page (des femmes, 1976-Réédition 1993) qui a rencontré une très grande audience.

Elisabeth Bing

Elisabeth Bing

… et je nageai jusqu’à la page

Le succès des ateliers d’écriture imposait la réédition de cet ouvrage publié une première fois en 1976, et qui a fait école. Élisabeth Bing a choisi pour titre de son ouvrage l’expression enfantine du petit François à qui l’écriture, labyrinthe mortel pour celui qui ne trouve pas sa voie, aura fini par apporter la paix et la confiance, « je nageai jusqu’à la page où je m’endormis ». Car ceci n’est pas un récit comme les autres…
Vaste poème où il s’agit de dire la différence et l’excès, « texte oralisé », recueil de créations enfantines, analyse des refoulements imposés dès leur plus jeune âge aux enfants qui ne correspondent pas à une norme d’éducation précise, témoignage d’une femme qui a participé aux premiers ateliers d’écriture, rêve intime d’une écriture de l’expression de soi, du voyage intérieur, d’une écriture-danse, libérée des tabous de l’âge adulte, telles peuvent être les mille et une façons d’aborder cet ouvrage.

Elisabeth Bing ...et je nageai jusqu'à la pageCouverture de l’édition d’origine en 1976

  • 1976 (Réédition 1993, augmentée d'une postface)
  • 320 p.
  • EAN 9782721004451

La Presse en parle

Un livre qui passionnera toutes celles qui s’intéressent à l’éducation : Et je nageai jusqu’à la page raconte l’expérience d’une jeune femme qui n’aimait pas les enfants mais qui a inventé une méthode d’expression libre par l’écriture pour enfants caractériels et a découvert, par ce biais, le monde de l’enfance, mais aussi sa propre enfance. Un livre plein de tendresse et de poésie.

Marie France, 24 juin 1976

Écrire c’est s’autoriser ; on y a souvent besoin d’encouragement et d’écoute ; de solidarité et d’estime. Pour elle-même, Élisabeth Bing répondait à la nécessité de « désaliéner son enfance » des discours convenus faits pour plaire. L’accès à l’écriture de ses petits élèves engageait sa propre expérience et son propre combat pour trouver une authenticité de parole. Elle a ensuite proposé à des adultes cette expérience de « trouver sa voix ».

Marie-Claude Peyvieux, L’écho des collines, février 2017, lire l’article

Fondatrice des ateliers d’écriture en France, Elisabeth Bing est décédée le 27 avril dans sa 83e année. Elle a inventé en 1969 les ateliers d’écriture auprès d’enfants en grande difficulté. Une expérience qu’elle raconte dans un livre, « Et je nageai jusqu’à la page », paru en 1976. Elle crée ensuite les premiers ateliers d’écriture pour adultes. « …l’acte d’écrire est un acte de résistance, une respiration ».

Culturebox, Francetvinfo, 8 mai 2017, lire l’article

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • Ce livre que mon père écrivait, récit, Gallimard, 1995
  • Les fragments du jour suivis d’Armor, le Préau des collines, 2008