Azucena ou Les fourmis zinzines
Pinar Selek

Née en 1971 à Istanbul, Pinar Selek est sociologue, militante féministe et antimilitariste. S’intéressant notamment aux groupes opprimés et aux marginaux, elle est victime de la répression que subissent les intellectuels en Turquie et est emprisonnée en 1998. Elle vit désormais en exil en France où elle a publié plusieurs livres, fictions, contes, essais et articles. Azucena, ou les Fourmis zinzines a fait l’objet d’une publication en Turquie et en Italie.

Pinar Selek

Pinar Selek

Azucena ou Les fourmis zinzines

Prix : 14 €
Ebook : 10,49 €

Azucena, mince et brune quinqua aux chaussures rouges, semble être chez elle dans le Train bleu reliant Nice et Paris. Elle y dort, y fait des rencontres, s’y protège des menaces parfois lourdes, y agit, aussi, réalisant des missions secrètes. C’est qu’à Nice, elle est au cœur de plusieurs groupes constitués en réseaux informels, amitiés, résistances. Avec les Paranos, elle distribue dans un stand près de la gare, légumes et graines bio aux abonné.e.s, comme s’il s’agissait de contrebande ou de produits illicites. Avec Luna, elle exfiltre des chiens ayant fui leurs maîtres autoritaires ou violents pour commencer une nouvelle vie.
Tout autour d’elle gravite une foule hétéroclite, un rien fantasque, de doux rêveurs qui ne renonceraient pour rien au monde à la mise en pratique de leurs idéaux : Gouel, le marin irlandais, chanteur des rues, Alex, le poète et “prince des poubelles”, Manu, Monique, Nadette, un cheminot syndicaliste, Siranouche ou encore la Chienne noire, son amie…
Quelques-uns sont, tout comme elle, un peu cabossés, mais trouvent dans les liens qui les unissent des raisons d’espérer. Parce que l’espoir n’est pas une option. Tous, comme autant de fourmis invisibles et obstinées creusant des tunnels pour faire déraper, sans violence, notre vieux monde, œuvrent ainsi par l’exemple plutôt que par le discours, à en créer un nouveau, plus libre et lumineux, plus solidaire et plus juste.

« Au premier regard, on ne voyait pas, usées à force de passages, les frontières de cette ville de l’exil et du tourisme, ni les chemins empruntés par les Italiens, les Russes et les Anglais, suivis par les Arméniens, les Arabes, les Juifs, les peuples des Balkans et de l’Afrique. »
« Nice, comme les autres villes, ne fait pas entendre sa voix tant qu’on ne s’est pas blotti contre sa poitrine pour pleurer au moins une fois, tant qu’on ne s’est pas couché dans ses bras. Par bonheur, les Zinzins avaient été nombreux à l’entendre : Gouel le Chanteur des rues, Alex le Prince des poubelles, Manu la fondatrice des Paranos et Azucena la Zinzine aux chaussures rouges, celle qui vient de se présenter comme « Bleue ». P.S.

Parution le 7 avril 2022
EAN : 9782721009548 – eBook : 9782721009555

  • Avril 2022
  • 224 p.
  • 14 €
  • Ebook 10,49 €