Des femmes, Antoinette Fouque
Une femme
Sibilla Aleramo

Née en 1876 dans le Piémont, Sibilla Aleramo, mariée à 16 ans à un homme du Mezzogiorno, passe sa jeunesse dans les Marches. Elle écrit son premier roman Une femme, en 1906 après avoir quitté son mari et son enfant. Le livre, qui connaît immédiatement un grand succès, est traduit en plusieurs langues.

Sibilla Aleramo

Sibilla Aleramo

Une femme

Traduit de l’italien par le collectif de traduction des éditions des femmes

Prix : 10,75 €

Une femme est une autobiographie romancée dans laquelle coexistent une analyse toujours actuelle de la situation des femmes et le récit d’une lutte individuelle. Déchirée entre un amour passion pour son père libéral, brillant, séducteur et une pitié terrifiée pour sa mère trompée, humiliée, qui sombre progressivement dans la folie, la narratrice lutte pied à pied pour conquérir son indépendance intellectuelle et affective, contre un mari tyrannique, brutal et veule, un milieu provincial superstitieux et étriqué. Ce sera au prix du renoncement à son fils, c’est-à-dire du renoncement à être mère qu’elle deviendra une femme libre et active. Dans un style sobre, d’une réserve classique traversée d’effusions lyriques, précieusement désuètes, une lutte toujours convaincante.

  • 1974 (Réédition 2007)
  • 256 p.
  • 10,75 €
  • EAN 9782721005519

La Presse en parle

Un livre dans lequel Sibilla Aleramo ne “dénonce” pas l’oppression subie par une femme. Elle la donne simplement à voir dans sa complexité. Elle ne fait pas non plus l’apologie de la révolte. Elle se contente d’en décrire, avec une émotion contenue, les cheminements, les hésitations. Pour avoir su cerner cette réalité, Aleramo a écrit un livre qui importe. Unique, sans doute en ce genre. Un livre d’une virulente tendresse. Et sereinement féroce. Une autobiographie, en tout cas, où les femmes reconnaîtront leurs blessures, leurs rêves avortés, leurs grandes résignations, leurs petites révoltes. Décidément, un miroir fidèle.

Antoine Gallien, Le Monde

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Le Passage, suivi de Transfiguration, traduit de l’italien, par Pierre-Paul Plan. F. Rieder et Cie éditeurs, 1922
  • Ce voyage nous l’appelions amour : lettres 1916-1918, correspondance de Sibilla Aleramo avec Dino Campana traduit de l’italien par Béatrice Vierne, Le Rocher, 2003