Des femmes, Antoinette Fouque
Une femme
Sibilla Aleramo

Sibilla Aleramo (1876-1960), de son vrai nom Rina Faccio, est née dans le Piémont. Elle est l’autrice d’une œuvre importante (romans, journal, correspondance) qui a marqué en profondeur la littérature italienne du XXe siècle. En 1906, après avoir quitté mari et enfant, elle publie, à 30 ans, Une femme, son premier roman, d’inspiration autobiographique, qui connaît immédiatement le succès et est traduit en plusieurs langues, dont le français. Le Tout-Paris de l’époque la fête : Rodin, Anna de Noailles, Valery Larbaud, Charles Péguy, Apollinaire, Colette mais aussi ailleurs, Stefan Zweig, Gorki, Brandes, Pirandello et tant d’autres qu’elle fascine par son indépendance et sa liberté. En 1946, fidèle à ses convictions progressistes, elle s’inscrit au Parti communiste italien et se dévoue jusqu’à sa mort au combat social qu’elle avait courageusement choisi soixante ans plus tôt.

Sibilla Aleramo

Sibilla Aleramo

Une femme

Traduit de l’italien par le collectif de traduction des éditions des femmes

Broché : 10,75 €

Poche : 8 €

Une femme, autobiographie romancée d’une écrivaine italienne qui a marqué la première moitié du XXe siècle, continue, de génération en génération, à fasciner par sa modernité et sa liberté de ton. Ce livre, paru parmi les 4 premiers publiés par les éditions des femmes-Antoinette Fouque en 1974, est enfin disponible en édition de poche.
Déchirée entre un amour passion pour un père brillant, libéral et séducteur et une pitié terrifiée pour une mère trompée, humiliée, sombrant progressivement dans la folie, la narratrice lutte pied à pied pour conquérir son indépendance intellectuelle et affective, contre un mari tyrannique, brutal et veule, un milieu provincial superstitieux et étriqué. Ce sera au prix du renoncement à son fils, c’est-à-dire du renoncement à être mère, qu’elle deviendra une femme libre et active. Dans un style sobre, d’une réserve classique mais traversée d’effusions lyriques et sensuelles, une lutte toujours convaincante pour l’indépendance des femmes et la justice sociale.
Michele Placido en a tiré un film présenté en mai 2002 au Festival de Cannes, avec Laura Morante.

Parution le 15 avril 2021

Disponible en eBooks • 5,99 € • ePub ISBN 9782721008831 • PDF ISBN 9782721008848

  • 2021 (Broché 1974, réédition 2007)
  • 256 p.
  • 10,75 €
  • EAN 9782721005519
  • Poche Poche 176 p.
  • 8 €
  • EAN 9782721008824

La Presse en parle

Un livre dans lequel Sibilla Aleramo ne “dénonce” pas l’oppression subie par une femme. Elle la donne simplement à voir dans sa complexité. Elle ne fait pas non plus l’apologie de la révolte. Elle se contente d’en décrire, avec une émotion contenue, les cheminements, les hésitations. Pour avoir su cerner cette réalité, Aleramo a écrit un livre qui importe. Unique, sans doute en ce genre. Un livre d’une virulente tendresse. Et sereinement féroce. Une autobiographie, en tout cas, où les femmes reconnaîtront leurs blessures, leurs rêves avortés, leurs grandes résignations, leurs petites révoltes. Décidément, un miroir fidèle.

Antoine Gallien, Le Monde, 31 octobre 1974

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Le Passage, suivi de Transfiguration, traduit de l’italien, par Pierre-Paul Plan. F. Rieder et Cie éditeurs, 1922
  • Ce voyage nous l’appelions amour : lettres 1916-1918, correspondance de Sibilla Aleramo avec Dino Campana traduit de l’italien par Béatrice Vierne, Le Rocher, 2003