Une femme
Sibilla Aleramo

Sibilla Aleramo (1876-1960) est l’autrice d’une œuvre importante (romans, journal, correspondance). En 1906, après avoir quitté son mari, elle publie Une femme, son premier roman, qui connaît immédiatement un succès international. Elle conquiert par sa liberté les intellectuel·le·s et les artistes de son époque. En 1946, elle adhère au Parti communiste italien, et elle se dévouera toute sa vie au combat social.

Sibilla Aleramo

Sibilla Aleramo

Une femme

Traduit de l’italien par le collectif de traduction des éditions des femmes

Broché : 10,75 €

Poche : 8 €

Une femme, autobiographie romancée d’une écrivaine italienne qui a marqué la première moitié du XXe siècle, continue, de génération en génération, à fasciner par sa modernité. Sa traduction française fut, en 1974, l’un des quatre premiers livres publiés par les éditions des femmes-Antoinette Fouque.
Dans un milieu provincial superstitieux et étriqué, qui ne laisse aucune chance aux femmes, la narratrice lutte pour son indépendance intellectuelle et affective, contre un mari tyrannique, brutal et veule. C’est au prix – terrible – du renoncement à son fils qu’elle échappera à la violence et deviendra une femme libre et active.
Michele Placido a tiré de ce livre un film présenté en mai 2002 au Festival de Cannes, avec Laura Morante.

« Nous avons toutes, à un certain moment de nos vies, la conscience de ce que celle qui nous a donné le jour a fait pour notre bien, et, avec cette conscience le remords de ne pas avoir compensé l’holocauste de cette femme bien-aimée qu’était notre mère. Alors nous reversons sur nos propres enfants ce que nous n’avons pas donné à nos mères, en nous reniant nous-mêmes pour offrir un nouvel exemple d’anéantissement et de mortification. Si une bonne fois la chaîne fatale venait à se briser et qu’une mère refuse d’étouffer en elle la femme, afin qu’un fils apprenne par son exemple ce qu’est la dignité ? » S. A.

  • 2021 (Broché 1974, 2007)
  • 176 p.
  • 10,75 €
  • EAN 9782721005519
  • Poche 256 p.
  • 8 €
  • EAN 9782721008824
  • Ebook 5,99 €
  • EAN 9782721008831

La Presse en parle

Un livre dans lequel Sibilla Aleramo ne “dénonce” pas l’oppression subie par une femme. Elle la donne simplement à voir dans sa complexité. Elle ne fait pas non plus l’apologie de la révolte. Elle se contente d’en décrire, avec une émotion contenue, les cheminements, les hésitations. Pour avoir su cerner cette réalité, Aleramo a écrit un livre qui importe. Unique, sans doute en ce genre. Un livre d’une virulente tendresse. Et sereinement féroce. Une autobiographie, en tout cas, où les femmes reconnaîtront leurs blessures, leurs rêves avortés, leurs grandes résignations, leurs petites révoltes. Décidément, un miroir fidèle.

Antoine Gallien, Le Monde, 31 octobre 1974

Dans ce livre charnière, qui connut immédiatement un grand succès […] ce ne sont pas les propos militants qui touchent le plus aujourd’hui, mais l’introspection brûlante qui traverse des moments d’égarement avant d’atteindre à la clarté de la révolte. Le Monde Diplomatique, juin 2021

Autobiographie romancée d’une écrivaine italienne(1876-1960) qui a marqué la première moitié du XXe siècle par son combat pour l’indépendance des femmes et la justice sociale. Journaux du groupe Centre France, 26 avril 2021

Particulièrement profonde et forte, cette autobiographie raconte la difficulté d’être une femme à la fin du XIXe et au début du XXe siècles. Lyvres, 26 avril 2021

Le premier roman largement auto­bio­gra­phique de la Piémontaise fut un énorme succès. Il fut aussitôt publié en plusieurs langues et fut salué en France par Rodin, Anna de Noailles, Valéry Larbaud, Péguy, Apollinaire et Colette. Le Littéraire, 9 avril 2021

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Le Passage, suivi de Transfiguration, traduit de l’italien, par Pierre-Paul Plan. F. Rieder et Cie éditeurs, 1922
  • Ce voyage nous l’appelions amour : lettres 1916-1918, correspondance de Sibilla Aleramo avec Dino Campana traduit de l’italien par Béatrice Vierne, Le Rocher, 2003