Des femmes, Antoinette Fouque
Poèmes de la mémoire et autres mouvements
Conceição Evaristo

Conceição Evaristo est l’une des grandes voix de la littérature afro-brésilienne contemporaine. Née en 1946 dans une favela de Belo Horizonte (Minas Gerais), elle a pu aller à l’école grâce à sa mère. Domestique dès l’âge de 8 ans, elle réussit néanmoins à terminer sa scolarité à force de volonté et de courage. Elle passe le concours d’institutrice puis déménage à Rio de Janeiro où elle fera toute sa carrière. Tandis que ses premiers écrits sont publiés dans les années 1990 dans Les « Carnets noirs », revue afro-brésilienne de référence, elle reprend des études et obtient en 2011 un Doctorat en littérature comparée. Ses romans, qui ont reçu de nombreux prix, sont vendus à des dizaines de milliers d’exemplaires au Brésil et ont été traduits dans différentes langues dont le français (à ce jour, aux éditions Anacaona : L’histoire de Poncia, 2015, Banzo, mémoires de la favela, 2016 et Insoumises, 2018). Sa poésie n’avait jusqu’à présent pas été traduite en langue française. Tout en ne cessant d’écrire, C. Evaristo sillonne le monde pour parler de la condition des femmes. Sa générosité et son charisme, tout comme la force de ses écrits, œuvrent à la diversité et à l’égalité, aussi bien en littérature que dans la société.

Conceição Evaristo

Conceição Evaristo

Poèmes de la mémoire
et autres mouvements

Traduit du portugais (Brésil) par Rose Mary Osorio et Pierre Grouix
Préface d’Izabella Borges

Prix : 16 €

Publié pour la première fois en 2007, puis réédité en 2017, le recueil Poèmes de la mémoire et autres mouvements est le sixième livre de Conceição Evaristo. L’autrice y révèle une sensibilité complexe, incarnée et lyrique, d’où jaillissent des souvenirs d’une mémoire à la fois atavique et érudite. Elle nous invite à une profonde réflexion sur le pouvoir de la transmission en déployant une poétique qu’elle fonde sur le concept de escrevivências – l’écriture de la vie, du vécu – concept qui fonctionne pour elle comme moyen d’expression d’une mémoire collective mise en lambeaux par des siècles d’esclavage, de racisme et de misogynie.

« Petite fille
Pour Ainá, ma fille, ou ma mère, peut-être.

Petite fille, j’aimerais te composer en vers,
chanter les mystères déconcertants
qui jouent en toi,
mais tes contours m’échappent.
Petite fille, mon poème premier,
prends soin de moi. » C.E.

  • Mars 2019 (Édition bilingue)
  • 208 p.
  • 16 €
  • EAN 9782721007025