Des femmes, Antoinette Fouque
Ourika
Madame de Duras

Claire de Duras (1777-1828), amie de Madame de Staël et de Chateaubriand, est surtout connue pour ses trois courts romans, aux sujets audacieux et développant avec une grande finesse l’analyse psychologique non dénuée d’une dimension politique. Le dernier, Olivier ou le Secret, publié après sa mort, aborde le sujet de l’impuissance masculine.

Madame de Duras

Madame de Duras

Ourika

Une édition féministe de Claudine Herrmann

Prix : 10,25 €

Traversée des questions de l’époque — la traite des Noirs, l’éducation des filles, leur réclusion au couvent, la Révolution, la terreur… — et les débats entre « esprits libéraux et éclairés… », Ourika connut un très grand succès au moment de sa publication en 1823.
Sauvée de l’esclavage par un chevalier qui l’a amenée du Sénégal en France la jeune Ourika est élevée dans un milieu privilégié où, « spirituelle et aimable », elle apprend le « bon goût » sans subir le moindre effet de racisme. Une conversation lui révèle cependant l’horreur à laquelle la voue sa couleur dans un tel milieu : « Je me vis négresse, dépendante, méprisée, sans fortune, sans appui, bientôt rejetée d’un monde où je n’étais pas admise ».

« Tous les ouvrages de Claire de Duras expriment un sentiment d’exclusion […]. Ses héros ne sont pas exclus de la société, mais ils restent par force étrangers à l’amour et l’étrangeté pour une femme, c’est bien d’être au-dehors de l’amour. » C. H.

  • 1979 (Réédition 2007)
  • 80 p.
  • 10,25 €
  • EAN 9782721005731

La Presse en parle

Il est un plaisir délicat et délicieux : découvrir, au hasard des services de presse, un petit chef d’œuvre du passé que les ans et l’ignorance avaient fait tomber dans l’oubli. Quand par ailleurs il pose quelques questions bien proches de celles qu’on remue tous les jours, le contentement est total. C’est le cas avec Ourika, une nouvelle de Claire de Duras, que les éditions Des femmes viennent de sortir de la poussière des bibliothèques.

Martine Storti, Libération, 26 avril 1979