Des femmes, Antoinette Fouque
La Chambre intérieure
Irène Schavelzon

Irène Schavelzon est née en Champagne d’une mère française et d’un père poète yougoslave. Très jeune, elle a la passion de l’écriture. À quatorze ans, la lecture de Phèdre lui donne le goût du théâtre. Elle sera comédienne et jouera dans la troupe de Jean-Marie Serreau. Puis en 1960, elle revient à ses premières amours et publie son premier livre Les Mères aux éditions Gallimard.

Irène Schavelzon

Irène Schavelzon

La Chambre intérieure

Prix : 6,75 €

Un texte de retour à l’enfance, renvoyant aux images, aux fantasmes du corps féminin. Les mots qui y circulent, s’y rencontrent, se trament comme une partition musicale. Les sons donnent à ce texte son rythme tournoyant, son souffle et ses silences.

Une enfant, petite fille multiple et errante arpente la maison — lieu à peine ceint de murs tant sont labyrinthiques les étages, les niveaux, les enfilades de salons… — à la recherche de LA CHAMBRE — pôle et espace de sa quête et de tous ses désirs. Parcours de l’amour, faits, refaits, défaits, silencieux, tout parfumés d’odeurs anciennes, traversés de ces silences de jardins surchauffés aux heures de midi.

Pas un instant elle ne se perd. LA CHAMBRE, proche et lointaine, est celle de la mère à laquelle s‘adresse un texte-dans-le-texte, imprimé en capitales, et qui espace et rythme les errances de l’enfant.

 

  • 1975
  • 112 p.
  • 6,75 €
  • EAN 9782721000224

La Presse en parle

Celui ou celle qui a pu pénétrer dans la chambre intérieure est désormais protégé, immunisé contre le désastre et l’outrage que fait à chacun subir le temps, jusqu’à sa propre disparition dans le monde des adultes. Ajoutez à cela qu’Irène Schavelzon n’est pas un mercenaire des mots. Elle mène le jeu verbal à découvert, elle impose sa détermination contre tous les tabous du sens et son audace fait aussi son originalité. Enfin, elle ne dit ni « je », ni « il ». Elle parle d’un nous qui lui est cher et peut-être indispensable, celui de l’adolescence, et de l’inconscient qui l’accompagne, un nous en tout cas qui fait dans tout le livre un bruit de source pareil à un souffle profondément humain.

André Dalmas, Le Monde, 5 décembre 1975

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • La Fin des choses, Actes Sud 1988
  • Confession de Marie Vigilance, Actes Sud, 1990