Des femmes, Antoinette Fouque
Aux quatre vents
Ana Maria Machado

Née en 1941, Ana Maria Machado, est une des grandes figures des lettres brésiliennes. Militante pour la paix et la démocratie, elle choisira l’exil dans les années soixante et s’installe alors entre Londres et Paris où elle travaille pour Elle et la BBC avant de devenir professeure à la Sorbonne. Elle revient au Brésil en 1972 et obtient un grand succès avec des livres pour enfants. Elle en a écrit plus d’une centaine, traduits dans 17 langues dont le français. Élue à l’Académie des lettres brésiliennes en 2003, elle en a été la présidente de 2011 à 2013. Après cette consécration, Anna Maria Machado élargit son lectorat en abordant le roman tout public.

Ana Maria Machado

Ana Maria Machado

Aux quatre vents

Traduit du brésilien par Claudia Poncioni et Didier Lamaison

Prix : 17 €

Dans ce bref roman, le plus unanimement célébré et le premier à être traduit en langue française, l’auteure nous raconte les vies et les amours d’un jeune couple de « bobos » cariocas apparemment sans histoires, qui vient de fêter le dixième anniversaire d’un amour fusionnel et sans faille. Mais un tiers s’invite dans ce couple modèle, l’ordinateur, la fièvre, inconnue, de l’écriture pour l’un, le doute pour l’autre… Tout l’art de l’auteure consiste à polariser l’intérêt de la lecture sur les grands et petits riens du quotidien brésilien d’hier et d’aujourd’hui. Suprême virtuosité : Ana Maria Machado parsème son récit d’indices imperceptibles suggérant les procédés qu’elle met en œuvre pour composer : esquisse d’un récit en abyme, dont le lecteur ne prendra conscience qu’à la dernière page.

  • 2013
  • 204 p.
  • 17 €
  • EAN 9782721006257

La Presse en parle

Qu’est-ce que l’écriture ? d’où vient cette pulsion qui l’anime ? […] Est-elle proche de l’alchimie, de la magie ? Tels sont quelques-uns des thèmes qui traversent ce beau roman délicatement construit, où l’immense talent de l’écrivaine affleure à chaque page. Dix chapitres déclinés sous un mode à la fois quotidien, fabuleux et ironique, où la réalité brésilienne très précisément évoquée tout à coup échappe, devient « alliage de mémoire ».

Marc Sagaert, Les Lettres françaises, juin 2013

Bibliographie