Des femmes, Antoinette Fouque
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Matriarcat et/ou pouvoir des femmes ?
Ida Magli

Ida Magli est anthropologue, spécialiste de l’histoire des cultures (notamment européennes) et de l’histoire des femmes. Elle a enseigné à l’université de Rome.

Ida Magli
Ginevra Conti Ondorisio

Ginevra Conti Odorisio est professeure d’histoire de la pensée politique, spécialiste des études de genre. Elle a enseigné à l’université de Cassino et à l’université LUISS Guido Carli jusqu’en 1995, puis à l’université de Rome. Son livre La Famille et l’État dans la République de Jean Bodin, a été traduit en français (L’Harmattan, 2007).

Ida Magli et Ginevra Conti Ondorisio

Matriarcat
et/ou pouvoir des femmes ?

Traduit de l’italien par Mireille Zanuttini et Josette Vermiglio

Prix : 18,50 €

Dans cet essai les auteures s’emploient à défaire le terme de « matriarcat » de toutes les hypothèses imaginaires, projectives et erronées qui le recouvrent. Le matriarcat n’équivaut pas au patriarcat, le « pouvoir » matriarcal s’exerce dans la famille et non pas hors d’elle, il est donc exclu de la politique au sens d’organisation sociale. Le débat de spécialistes autour d’un matriarcat primitif ne tient pas compte de la « première division en sexes », « et le prétendu pouvoir matriarcal ne sert qu’à maintenir les femmes dans l’exclusion ». Suit une description des sociétés à filiation matrilinéaire, des plus « primitives » aux plus connues historiquement. En illustration, on peut lire les extraits les plus controversés de J. Bachofen, H. Maine, M. Dargun et F. Grosse.

  • 1983
  • 342 p.
  • 18,50 €
  • EAN 9782721002488

La Presse en parle

La thèse est claire : le « matriarcat » est un fantasme d’hommes dans lequel se concentre leur peur du pouvoir féminin et que, dans une perspective évolutionniste, ils ont généralement situé comme un moment en quelque sorte naturel antérieur à la victoire culturelle du patriarcat. Mais si le droit maternel, la matrilinéarité ou matrilocalité sont évidentes dans certaines sociétés, le pouvoir des femmes n’y est jamais que familial et ne porte pas sur la sphère politico-sociale. Les femmes ont toujours, comme femmes, été exclues du pouvoir. Ginevra Conti Ondorisio se livre à une étude précise de la question dans les œuvres de Hobbes et de Locke, incontournables en matière de philosophie politique et qu’elle analyse avec une netteté qui ne touchera pas les seules philosophes. À lire donc.

Les Cahiers du Grif