Des femmes, Antoinette Fouque
Le langage de la déesse
Marija Gimbutas

Marija Gimbutas (1921-1994), archéologue américaine d’origine lituanienne, professeure à l’université de Californie, est l’auteure d’une vingtaine d’ouvrages. Partie de l’archéologie matérielle, elle a progressivement orienté ses travaux vers une « archéomythologie » (procédé interdisciplinaire qui relie l’archéologie, la mythologie comparée et le folklore), appliquée aux cultures « pré-patriarcales » (néolithiques) de l’Europe et, plus particulièrement, du domaine égéen et balkanique. Le Langage de la déesse constitue l’aboutissement de ses plus importantes recherches.

Marija Gimbutas

Marija Gimbutas

Le langage de la déesse

Traduit de l’américain par Camille Chaplain et Valérie Morlot-Duhoux

Préface de Jean Guilaine, Professeur au Collège de France

Broché : 50 €

Relié : 56 €

« Cet ouvrage a pour objet de présenter l’”écriture” picturale de la religion liée à la Grande Déesse de la vieille Europe, écriture composée de signes, de symboles et d’images des divinités. Telles sont nos sources fondamentales pour reconstruire cette scène préhistorique ; elles sont essentielles à une véritable compréhension de la religion et de la mythologie occidentales. […] L’étonnante répétition des associations symboliques au cours du temps et dans toute l’Europe sur les poteries, les figurines et autres objets de culte m’a convaincue que nous sommes là devant autre chose que de simples « motifs géométriques » : ces signes appartiennent à un alphabet métaphysique. » M. G.

  • 2006
  • 416 p.
  • 50 €
  • EAN 9782721005205
  • Relié 56 €
  • EAN 9782721005373

La Presse en parle

Comment décrypter la mythologie d’une société sans écriture dont les vestiges se résument à des céramiques, des outils, des objets gravés de motifs géométriques ? En règle générale, les archéologues se gardent bien de se lancer dans des interprétations symboliques, leur tâche principale se bornant à dater et à classer les matériaux retrouvés pour reconstituer des emprunts, tracer les aires culturelles et leurs contacts possibles. M.Gimbutas, elle, a osé transgresser cet interdit. Elle s’est attachée à reconstituer l’univers mental des sociétés de la préhistoire grâce à une démarche nouvelle : l’« archéomythologie ».

Sciences Humaines, mars 2006

Plus de dix ans après sa mort, le lecteur français peut enfin découvrir l’opus majeur d’une archéologue d’exception. […] Marija Gimbutas semblait vouée à l’analyse de la culture matérielle […] quand elle s’essaya au début des années 1970 à une démarche plus spéculative qui bouleversa la perception des panthéons primitifs.

Le Monde, mars 2006