Des femmes, Antoinette Fouque
Journal d’adolescence
Karen Horney

Née à Hambourg en 1855, Karen Horney fut, jusqu’en 1932, une des figures dominantes de la psychanalyse berlinoise. Freudienne fidèle mais éclairée, elle manifesta dès ces années allemandes, une réelle indépendance d’esprit qui l’opposa souvent à son premier analyste Karl Abraham. Émigrée aux États-Unis, installée à Chicago (1932), puis à New York (1934), elle s’éloigna assez vite du freudisme. Elle a créé l’Association for Advancement of Psychoanalysis, l’American Institute of Psychoanalysis et l’American Journal of Psychoanalysis. Elle est morte en 1952.

Karen Horney

Karen Horney

Journal d’adolescence

Traduit de l’allemand par Jeanne Etoré

Prix : 18,50 €

Figure marquante de la psychanalyse allemande dans les années 1920, puis américaine, Karen Horney, tout en demeurant dans l’orthodoxie, s’est très tôt éloignée de la conception freudienne des névroses et a même critiqué les composantes essentielles du freudisme. Elle a par ailleurs attaqué le biologisme d’Abraham qui laissait de côté les composantes sociales et culturelles dans son analyse de la « psychologie féminine ». Dans les premières pages de ce journal, écrit de 1899 à 1911, adolescente passionnée, elle est avide de nouveauté, d’amitiés exaltées, de savoir et d’écriture. À cette entrée dans la vie, évoquée avec un mélange étonnant de fraîcheur et de lucidité, succèdent son entrée en psychanalyse et le bilan qu’elle établit de son traitement. La deuxième nous la montre se livrant, sans aucune prétention théorique, à une interprétation du discours médical, une évaluation de ce qu’elle appelle son « auto-analyse », une investigation libre et personnelle du « fait féminin ».

  • 1987
  • 355 p.
  • 18,50 €
  • EAN 9782721003331

La Presse en parle

À dix-sept ans, comme on lui interdit de disséquer des animaux, elle décide de se disséquer elle-même : la psychanalyse, où elle acquerra une réputation internationale, pointe déjà à l’horizon. Karen Horney est encore étudiante en médecine lorsqu’elle entreprend, en 1910 à Berlin, une analyse avec Karl Abraham. Elle comprend très vite ce que la plupart des patients, aujourd’hui encore, refusent d’admettre, à savoir que le véritable travail ne commence qu’après le traitement. « Autrement dit : l’analyse vous montre les adversaires, mais c’est à vous de lutter avec eux par la suite, jour après jour. »

Roland Jaccard, Le Monde, 18 décembre 1987

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque

Autres éditeurs

  • L’auto-analyse, Stock, 1953
  • La personnalité névrotique de notre temps, l’Arche, 1953
  • Nos conflits intérieurs, l’Arche, 1955
  • La psychologie de la femme, Payot, 1969
  • Voies nouvelles en psychanalyse : une critique de la théorie freudienne, Payot, 1976