Des femmes, Antoinette Fouque
Virginia Woolf ou La dame sur le piédestal
Anne Bragance

Anne Bragance, née en 1945 à Casablanca, a grandi dans un milieu cosmopolite où se mélangent le français, l’espagnol, l’italien et l’arable. Arrivée en France à l’âge de seize ans, elle publie à vingt-huit son premier roman, Tous les désespoirs sont permis. Elle vit aujourd’hui dans le sud de la France et est l’auteure, à ce jour, de plus d’une trentaine de livres. Elle a reçu le prix Chronos pour deux d’entre eux, La Reine nue (Actes Sud, 2003) et Passe un ange noir (Gallimard, 2010).

Anne Bragance

Anne Bragance

Virginia Woolf ou
La dame sur le piédestal

Prix : 10,25 €

Entre l’écrivain public aux allures de charmeur de serpents de Casablanca et Virginia Woolf, quel point commun ? Aucun, si ce n’est la fascination que l’un et l’autre exercèrent sur l’auteure, petite fille d’abord, puis jeune fille se formant à la littérature. Dès lors, l’illustre romancière sera pour elle omniprésente : modèle et contre-modèle, mère imaginaire mais aussi rivale ou surmoi. Influences souterraines, refus, identifications, jusqu’au « rêve d’osmose » final, une audacieuse fusion de deux écritures, c’est une relation ambivalente et passionnelle, qui s’explore et s’explicite ici. Autant qu’une lecture de Virginia Woolf, cet essai constitue une attachante autobiographie d’écriture.

« J’avais vingt ans, je venais de découvrir Virginia Woolf avec La Promenade au phare. J’ignorais tout d’elle, jusqu’à sa mort. Mais quelques pages de ce roman avaient suffi à me ravir, et il faut entendre ici ravir au sens littéral : je n’étais plus tout à fait moi. C’était la rencontre. » A. B.

  • 1984
  • 150 p.
  • 10,25 €
  • EAN 9782721002716

La Presse en parle

Née à Casablanca, Anne Bragance, toute petite, était elle aussi détentrice d’un secret : celui de devoir écrire […]. Sa « rencontre » avec Virginia Woolf fut déterminante, mais non sans heurts ; mère, elle trouve que Virginia Woolf en parle à son aise lorsqu’elle dit que « tuer la fée du foyer faisait partie des tâches de la femme écrivain ». De ce livre émerge une sorte de corps à corps entre le modèle et le disciple qui dénote à la fois un « rêve d’osmose » et la nécessité de naître pour trouver sa propre voix.

Diane de Margerie, Le Magazine littéraire, janvier 1985