Des femmes, Antoinette Fouque
Prénom : Médée
Michèle Dancourt

Michèle Dancourt est agrégée de Lettres classiques et Maître de conférences en Littérature comparée dans les universités de Lille III et Paris X.

Michèle Dancourt

Michèle Dancourt

Prénom : Médée

avec la participation d’Emmanuel Reibel

Prix : 22,50 €

Le mythe de Médée, qui a donné lieu à de multiples œuvres, passionne et traverse toutes les cultures, tous les champs artistiques, toutes les époques, faisant signe aujourd’hui encore non seulement à des dramaturges mais aussi à des musiciens, des chorégraphes, des cinéastes… L’auteure examine ici plusieurs de ces œuvres de façon approfondie, et parcourt les principaux visages de Médée, en en dégageant les enjeux idéologiques majeurs. D’abord représentée comme une Déesse-mère, Médée est en effet devenue progressivement la figure emblématique de la mère dénaturée, à partir de la tragédie d’Euripide, qui a inauguré, avec l’invention de l’infanticide, la tradition d’un traitement misogyne du mythe. C’est au xxe siècle que Médée se trouvera réinventée, réhabilitée par des œuvres de femmes, devenant une guérisseuse, une femme émancipée et instruite.

Emmanuel Reibel, Maître de conférences à l’université de Paris X, spécialiste de musique, a été invité par l’auteure à livrer ses conclusions sur l’histoire de Médée à l’opéra.

  • 2010
  • 304 p.
  • 22,50 €
  • EAN 9782721005915

La Presse en parle

Aujourd’hui Médée est ainsi un espoir. La réouverture insistante de son procès par les artistes redonne une chance aux vaincus de l’histoire, quels qu’ils soient. Très documenté, clair, le livre s’adresse avant tout à des esprits littéraires, probablement, mais pas son introduction ni sa conclusion, chapitres de combat. Sur le théâtre de la culture et des mises en scène de l’art, une grande partie de l’histoire des mentalités se joue, semble nous dire Prénom : Médée. Le mythe a survécu à sa condamnation sans pour autant résoudre la prédation à l’œuvre au cœur des sociétés : entre ses sexes, entre ses composantes, entre elles. Sa persistance est une promesse, celle d’une malédiction et d’une espérance. D’un poison et de son remède.

Ian Brossat, L’Humanité, 11 janvier 2011

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Dédale et Icare, Métamorphoses d’un mythe, CNRS-Éditions, 2002