Des femmes, Antoinette Fouque
Lettres à sa fille 1905-1912
Sido

Adèle Sidonie Landoy, dite Sido, mère de Colette, est née en 1835 à Paris. Élevée tout d’abord en Puisaye, elle passe son adolescence en Belgique. C’est de retour sur le lieu de son enfance qu’elle rencontre et épouse Jules Robineau Duclos avec qui elle a deux enfants, Juliette et Achille. C’est après la mort de son premier mari qu’elle épouse en 1865 le capitaine Colette et donne naissance à Léo et à Gabrielle Sidonie qui deviendra Colette.

Sido

Sido

Lettres à sa fille 1905-1912

précédé de Lettres de Colette

Coffret
Prix : 19,50 €

Les lettres de Sido, restées inédites jusqu’à la présente édition, furent écrites entre 1905 et 1912, année de sa mort. Elles sont toutes adressées à Colette. À les lire, on mesure tout ce que Colette a pu apprendre de sa mère et que l’on ne connaissait, jusqu’à maintenant, qu’à travers l’œuvre et les déclarations de l’auteure elle-même. En ces lettres, coexistent la faiblesse émouvante de Sido vieillissante, comme sa force — affirmation et transmission d’une connaissance vitale. Sous l’orgueil, mêlé d’humour, d’une mère évoquant son « chef d’œuvre », sous la trame d’un quotidien répétitif, symptomatique ou imprévu, un seul message, essentiellement centré sur la nature et l’identité des femmes, revient, et tout, psychologie animale, familiale, humaine et amoureuse, douleurs ou joies, le suscite. Sido créatrice existe, d’avoir transmis la vivante possibilité d’une interrogation et d’un accomplissement. Cette correspondance est précédée de quelques lettres inédites de Colette.

  • 1984
  • 524 p.
  • 19,50 €
  • EAN 9782721002648

La Presse en parle

Nous ne connaissions la mère de Colette que par le témoignage de celle-ci. La publication de sa correspondance en permet enfin une approche directe et cette comparaison entre une Sido fantasmatique et la mère réelle n’est pas le moindre intérêt de l’ouvrage, lequel inclut aussi, dans le désordre, quelques lettres de l’écrivaine. On savait Sido intuitive, tonique et extraordinairement sensible à toute manifestation de la vie ; on est davantage frappé, dans le plaisant tableau qu’elle nous livre d’un milieu provincial et familial, par sa liberté de jugement. Pareille indépendance d’esprit en pleine ère puritaine ! Ainsi la liaison homosexuelle de sa fille ne lui inspire pas l’ombre d’une critique ; son souci majeur, c’est que Missy, la compagne, veille attentivement sur sa benjamine chérie.

Fernande Schulmann, Esprit, novembre 1984