Des femmes, Antoinette Fouque
Le placard
Jeanne Ribaucour

Jeanne Ribaucour est écrivaine et poète.

Jeanne Ribaucour

Le placard

Prix : 9,75 €

Le placard : c’est la toute petite chambre qui reste comme seul lieu possible à une vieille dame, dans une maison de retraite…

« Il faut y apprendre à être vieille, et à n’avoir d’autre projet que celui de mourir… »

Une chambre, un lit, une chaise basse devant la fenêtre… Pour une vie au ralenti, comme réduite. Mais aussi bien pour une autre vie : celle où peut se réaliser la régression enfin consentie d’une femme de soixante-huit ans.
Une retraversée qui la ramène — au-delà des décisions jamais prises, des aventures non vécues, des obstacles incontournables — aux sensations, aux images, aux impressions les plus enfouies, les plus récentes.
Tous ces mondes consumés s’animent : ponctuation de l’attente par les visites, et entre elles, toutes les promenades refaites, les rendez-vous repris, les conversations recommencées, les voyages resurgissant de l’oubli, comme autant de pages relues et réécrites dans l’étrange présent de sa mémoire, silencieuse et pourtant si prolixe.

  • Janvier 1976
  • 316 p.
  • 9,75 €
  • EAN 9782721000453

La Presse en parle

Savez-vous ce qu’est une maison de repos pour vieillardes ? Un placard ! Et dans ce placard, le film de sa vie (a-t-elle un nom, un prénom?), ce qu’elle a été et ce qu’elle n’a pu être. Une immense tendresse retenue comme la vie bouillonnante et l’éternelle jeunesse qu’elle porte en elle et qui se disent ici dans le labyrinthe des jours, dans les fins fonds de la solitude. […] Nous la sentons si proche, si vibrante, si présente, si vivante que nous nous révoltons, que nous refusons avec elle de souscrire au grand départ. L’écrire, le graver : le goût du souvenir, lettres d’or toutes en finesse, retrouver sa vie dans un livre, celles-là mêmes qui furent si passagères, éphémères, mais non effacées, quand on ne sait plus croquer la vie à pleines dents…

Gisèle Bienne, Libération, 8 juillet 1976