Des femmes, Antoinette Fouque
La veillée des armes
Marcelle Tinayre

Marcelle Tinayre, née Marguerite Suzanne Marcelle Chasteau (Tulle, 1870 – Grossouvre, 1948), grandit dans une famille bourgeoise où les femmes sont instruites et anticonformistes. Elle est l’une des premières collaboratrices du quotidien féministe La Fronde et une romancière prolixe qui connaît le succès dès son premier roman Avant l’amour (1897). Co-fondatrice du prix Femina, très populaire durant toute sa vie, elle reçoit elle-même plusieurs prix. Pourtant, son œuvre n’est que trop rarement évoquée dans les anthologies littéraires consacrées à la Belle Époque.

Marcelle Tinayre

Marcelle Tinayre

La veillée des armes

Le départ : août 1914

Préface d’Alain Quella-Villéger

Prix : 15 €

Le 1er août 1914, Marcelle Tinayre assiste à l’affolement de la rue parisienne, «comme un frisson», et se met immédiatement à écrire ce qui deviendra un roman. La Veillée des armes – le départ : août 1914 paraît quelques mois plus tard, début 1915, en pleine guerre.
C’est «une histoire qui tient en quarante-huit heures : du 31 juillet au 2 août 1914 » […] de la mobilisation générale aux premiers départs (en gare de Lyon). Une rue, un monde, le quartier Saint-Lazare (« Ici, comme en province, la vie est étroite, économe et bornée »), une chronique sociologique et intimiste: peut-être un reportage plus qu’un roman? En tout cas, un récit volontairement sobre pour dire le moment d’un basculement majeur, avec « la couleur vraie et le son juste ».
Extraits de la préface d’Alain Quella-Villéger

«Mes amis, je vous offre ce livre, miroir où se reflètent les aspects familiers et les aspects héroïques d’un Paris qu’on ne reverra plus. Ensemble, pendant les journées qui précédèrent la mobilisation, nous avons regardé l’ombre de la guerre monter au ciel pacifique, et plus noire, d’heure en heure, s’étendre sur notre pays. » M.T

  • Mars 2015
  • 262 p.
  • 15 €
  • EAN 9782721006394

La Presse en parle

« Cette Veillée des armes de 1915 (…) est une vraie et belle découverte : elle représente une contribution originale à la littérature sur la guerre de 14. (…)
La vivacité des dialogues sans apprêt, la précision presque sociologique de la description des classes sociales et de la vie quotidienne d’un quartier populaire, la pluralité des points de vue qui s’expriment sur la guerre, en font un saisissant reportage. »

Jean Lacoste, La Quinzaine littéraire, 1er-14 septembre 2015

« Dans cet ouvrage paru en 1915, l’auteur témoigne de la prise de conscience du conflit, collective et individuelle, à travers l’histoire d’un jeune couple, symbole de millions de destins pris dans la tourmente. Elle y dépeint, sur la trame de fond d’une angoisse croissante, l’atmosphère des petites rues et des grandes artères du Paris de la Belle Époque finissante »

Mathilde Sambre, Historia, juin 2015

« James Joyce considérait les romans de Marcelle Tinayre infiniment plus intéressants que ceux d’Huysmans. (…) Les éditions des femmes-Antoinette Fouque rééditent aujourd’hui La veillée des armes – Le départ, août 14. Un roman en forme de grand reportage sur les quarante-huit heures écoulées entre la mobilisation générale et le départ des soldats. »

LeTemps.ch, 29 juin 2015

Bibliographie

Aux éditions des femmes-Antoinette Fouque