Des femmes, Antoinette Fouque
Cher Voltaire
Madame du Deffand

Marie du Deffand (1697-1780), écrivaine et salonnière française, est l’auteure d’une vaste correspondance, notamment avec Voltaire, dans laquelle s’exprime l’acuité de son intelligence et la finesse de son ironie.

Madame du Deffand
Voltaire

Voltaire (1694-1778), écrivain et philosophe français des Lumières, est l’auteur d’une œuvre considérable et éclectique. Brillant esprit, intelligence affûtée, ironie tranchante mêlée d’épicurisme portent ainsi  les incessants combats qu’il a menés contre l’injustice, l’intolérance religieuse, et l’affirmation de la valeur de la liberté.

Voltaire

Madame du Deffand et Voltaire

Cher Voltaire

Édition d’Isabelle et Jean-Louis Vissière

Prix : 22,50 €

Voici, pour la première fois réunies, les lettres qu’échangèrent de 1759 à 1778, la marquise du Deffand et Voltaire, ces amis de longue date, ces deux grandes figures du scepticisme et de la liberté d’esprit. Voltaire s’y montre un vieillard faussement modeste, « mort et enterré entre les Alpes et le mont Jura ». Et la Marquise de conclure en faveur de « l’immortalité de l’âme », en voyant ce mort si vivant !… Un échange épistolaire éblouissant, plein de saveur, d’élégance, de facétie, de vie.

« … Savez-vous ce qui vous arrivera si vous ne m’écrivez pas ? Je vous tiendrai pour mort et je ferai dire des messes pour le repos de votre âme dans tous les couvents de jésuites ; je vous ferai louer, célébrer, canoniser… Vous êtes le plus ingrat et le plus indigne des hommes si vous ne répondez point à l’amitié que j’ai pour vous, et si vous ne vous faites pas une obligation et un plaisir d’avoir soin de mon amusement. » Marquise du Deffand

Isabelle Vissière, agrégée de Lettres classiques a été Maître de conférences à l’université de Provence ; elle a notamment publié Procès de femmes au temps des philosophes (Des femmes, 1985) et, avec Jean-Louis Vissière, Cher Voltaire (correspondance de Madame du Deffand avec Voltaire, Des femmes, 1987).

Jean-Louis Vissière, agrégé de Lettres Classiques, a été Maître de conférences à l’université de Provence; il a notamment réalisé une nouvelle édition des Chroniques parisiennes 1836-1848 de Madame de Girardin (Des femmes, 1986).

  • 1987 (Réédition 2007)
  • 575 p.
  • 22,50 €
  • EAN 9782721005694

La Presse en parle

Ces deux grandes figures du XVIIIe siècle se sont flairées, séduites, estimées, cajolées, avant de se livrer pendant vingt ans un duel à fleurets mouchetés.

Joseph Macé-Scaron, Marianne, 17/23 juillet 2010

Présentée avec soin et compétence, mais sans lourdeur, la correspondance entre Voltaire et Mme du Deffand s’étend sur trois décennies et prend son départ à un âge où chacun d’eux aborde aux rives de la vieillesse. L’écrivain et l’épistolière sont nés à l’extrême fin du XVIIe siècle dont ils conservent en bien des cas, le goût, par exemple, une réelle nostalgie, eux qui traversent le Siècle des Lumières dont ils sont partie prenante, pour ne pas dire plus.

M.N. Peters, Centre protestant d’études et de documentation, janvier 1988