Des femmes, Antoinette Fouque
Alberte et Jacob
Cora Sandel

Cora Sandel (1880-1974) – de son vrai nom Sara Fabricius – est une romancière très connue dans le monde scandinave. Quand elle quitte sa Norvège natale pour s’installer à Paris, elle pensa devenir peintre. Finalement installée en Suède, elle publie son premier roman qui la consacre, Alberte et Jakob, à quarante-six ans.

Cora Sandel

Cora Sandel

Alberte et Jacob

Traduit du norvégien par Charles Aubry

Prix : 13,75 €

Enfants de notables d’une petite ville portuaire au nord de la Norvège, Alberte et Jakob sont l’un et l’autre sacrifiés aux exigences mesquines d’une bourgeoisie étouffante : alors qu’elle est douée pour les études, Alberte doit s’effacer au profit de son frère Jakob, qui, lui, déteste étudier. Chronique d’un désespoir adolescent, le livre suit une année de la vie d’Alberte et la douloureuse conscience qu’elle a de la médiocrité, de sa vie : « Je ne suis rien en cette année, comme l’année dernière. ».

Tandis qu’Alberte « dépérit de mutisme » parce que ses mots « ne viennent jamais au monde, ils meurent avant de naître ou bien ils se flétrissent sur sa langue et sortent dénaturés », le livre est celui d’une parole abondante, précise, qui dit la beauté somptueuse des paysages norvégiens, qui met à plat la bêtise, qui, avec pudeur et sensibilité, révèle sensations, sentiments, fantasmes et rêves.

  • 1991
  • 296 p.
  • 13,75 €
  • EAN 9782721004130

Bibliographie

Autres éditeurs

  • L’enfant (nouvelle), Éditions L’Elan, 1991