Des femmes, Antoinette Fouque
Le travail de Sisyphe
Bertha Pappenheim

Bertha Pappenheim (1859-1936), est une grande figure du service social allemand, dont elle est l’une des principales instigatrices. Elle prend en 1895, la direction de l’orphelinat juif de Francfort et entame sa carrière d’assistante sociale. Pionnière en ce domaine, elle crée la Fédération des Femmes Juives pour leur émancipation. Elle est aussi Anna O., première patiente de Freud et Breuer.

Bertha Pappenheim

Bertha Pappenheim

Le travail de Sisyphe

Traduit de l’allemand par Jacques Legrand

Préface de Yolande Papetti Tisseron

Prix : 16,25 €

Bertha Pappenheim, la célèbre « Anna O » prit, en 1895, la direction de l’orphelinat juif de Francfort et entama sa carrière d’assistante sociale. D’une figure de fiction de la psychanalyse, elle est devenue une femme essentiellement préoccupée par la réparation. Pionnière, elle lutte pour modifier le droit martial juif et crée la Fédération des Femmes juives pour leur émancipation. Cette personnalité fragile mais active et persévérante est aussi une écrivaine. Le Travail de Sisyphe est un recueil de lettres et d’articles qu’elle écrit entre 1911 et 1912.

Mais ce sont surtout les femmes, l’objet de préoccupation de « Anna O », tout comme il avait été celui de Sigmund Freud au moment des Études sur l’hystérie. Bertha Sisyphe ne quittera pas l’Allemagne. Rien n’a subsisté durant le régime nazi de ses réalisations sociales. Elle-même s’éteint dans ce crucial moment de l’histoire en 1936.

  • 1986
  • 322 p.
  • 16,25 €
  • EAN 9782721003034

La Presse en parle

Qu’est devenue Anna O. – Bertha Pappenheim quelque trente ans après un spectaculaire accès de paralysie hystérique qui la conduisit à être traitée par le Dr Breuer, par ce qu’elle appelait alors « talking cure » ou « chimney sweeping » ? Elle se déplace sans répit au cours d’un long périple dans les Balkans, en Palestine, puis en Galicie. Nous la découvrons à travers une correspondance presque quotidienne, adressée à ses collaboratrices assistantes sociales, ses “abonnées”. Elle y relate scrupuleusement ses rencontres avec les personnalités influentes, susceptibles de l’aider à améliorer la condition des femmes juives et des enfants, en luttant contre la traite des Blanches et en protégeant les enfants abandonnés au moyen de réalisations sociales. Cette correspondance s’adresse aussi à elle-même: elle écrit pour ne pas oublier, constamment obsédée par la crainte de perdre la mémoire de ce qu’elle vit.

N. Marie, L’Évolution psychiatrique, mars 1988