Des femmes, Antoinette Fouque
Histoire de Marli
Marli Pereira Soares

Marli Pereira Soares est née dans une favela de Rio en 1954. Elle a travaillé comme femme de ménage depuis l’âge de 12 ans. Témoin de l’assassinat de son frère une nuit d’octobre 1979, elle va se battre avec obstination pour faire juger et condamner les coupables.

Marli Pereira Soares

Histoire de Marli

Des femmes du Brésil

Traduction du brésilien et préface de Michel Trichet

Prix : 7,25 €

L’histoire de Marli était celle de bien d’autres Brésiliens de la Baixada Fluminense, grande banlieue de Rio où la samba et la vie le disputent à la misère et au chômage… Jusqu’en 1979, où, une nuit d’octobre, Paulinho, son frère, est enlevé et assassiné par un escadron de la mort. Ce sont ces groupes d’extermination que dénonce et démasque le témoignage de Marli, enregistré par deux journalistes de Rio, Maria Teresa Moares et Maria Alice Rocha, toutes deux actives dans le mouvement des femmes.

Marli raconte sa lutte contre les bandes de policiers qui rançonnent la population et assassinent impunément. Sa fermeté dans son combat a permis l’arrestation de membres de « l’escadron de la mort » et encouragé d’autres femmes à se défendre et à dénoncer le fascisme tristement quotidien qui terrorise les Noirs et les chômeurs de la Baixada Fluminense. C’est toute la vie de Marli qui est ici retracée : une vie de femme brésilienne de classe populaire, dans une langue orale, rapide et colorée.

  • 1983
  • 194 p.
  • 7,25 €
  • EAN 9782721002433

La Presse en parle

Marli Pereira Soares fait danser une sacrée samba à la police militaire de Rio. Marli, « la domestique noire et inculte », « Marli la pauvresse » est en train de briser la loi de terreur et de silence que font régner depuis des années les « escadrons de la mort ». Cette police parallèle, véritable mafia, qui jalonne de corps mutilés les ruelles des favelas de la capitale brésilienne. Une nuit d’octobre 1979, on arrête chez Marli, son frère Paulinho. Elle retrouve son cadavre criblé de balles à quelques pas de chez elle. Marli dépose plainte : « Les assassins de mon frère sont des policiers militaires ». « Aujourd’hui, dit-elle, deux d’entre eux sont sous les verrous ». Aidée par un avocat et appuyée par la presse, Marli vit pourtant dans la semi-clandestinité avec ses cinq enfants.

E. C., Marie Claire, février 1983