Des femmes, Antoinette Fouque
Des Indiennes
Indira Mahindra

Indienne, Indira Mahindra a quitté la maison de ses parents pour aller travailler, plutôt que de subir un mariage arrangé. Après des études en histoire de l’Inde à l’université de Lucknow (dans le nord du pays), elle a enseigné pendant un an au Isabella Thoburn College. Elle a eu trois enfants avec l’homme qu’elle a choisi, malgré la tradition encore en vigueur en Inde. Elle écrit des articles et des textes de fiction pour différents journaux et revues.

Indira Mahindra

Indira Mahindra

Des Indiennes

Traduit de l’anglais par Martine Laroche

Prix : 20,50 €

Érudit et courageux, cet essai trace une vaste fresque de l’histoire des femmes en Inde, de l’époque Védique (-2000 à -600 avant J.-C.) jusqu’aux années 1980. Indira Mahindra recherche les raisons pour lesquelles les femmes jouissaient, à l’époque Védique, d’un statut non seulement égal mais encore supérieur à celui des hommes ; notamment dans le domaine de l’instruction. Égalité à laquelle les « Lois de Manou » mirent brutalement fin, entraînant une longue régression aux conséquences barbares, dont les exemples les plus cruels sont l’immolation des veuves et l’infanticide des filles. Il faudra attendre les premiers mouvements nationalistes, autour des années 1876, pour voir disparaître de telles pratiques mais « tant qu’il y aura une seule femme opprimée qui se jette dans le fleuve pour échapper aux persécutions, il n’y aura pas de liberté pour les femmes », écrit Indira Mahindra.

  • 1985
  • 288 p.
  • 20,50 €
  • EAN 9782721002778

La Presse en parle

Des Indiennes, d’Indira Mahindra, est un livre ouvert à toutes les femmes et pas uniquement aux femmes indiennes. L’écriture est d’une consistance qui incite à penser que dans n’importe quelle société, la femme, si elle le veut, a beaucoup à faire.

Monika Duratcha, Afrique Asie, 12 août 1985

Constatant que la femme indienne a joui, à l’ère védique, d’une égalité avec l’homme qui a par la suite disparu, Indira Mahindra recherche les raisons de cette disparition dans de nombreux documents religieux, philosophiques et lyriques. Elle espère ainsi inciter les Indiennes à « secouer de l’intérieur » le joug d’un ordre social qui les défavorise.

Le Monde, 5 juillet 1985

Bibliographie

Autres éditeurs

  • Dernier Acte,  Stock, 1998