Des femmes, Antoinette Fouque
Chilenas
Carmen Gloria Aguayo de Sota

Carmen Gloria Aguayo de Sota, psychologue, a été nommée ministre de la Famille par Salvador Allende peu de temps avant la fin du gouvernement d’Unité Populaire. Exilée politique, elle a vécu en France durant la dictature de Pinochet.

Carmen Gloria Aguayo de Sota

Collectif des femmes en luttes au Chili et
Carmen Gloria Aguayo de Sota

Chilenas

Traduit de l’espagnol par le collectif de traduction des éditions des femmes
Préface d’Ana Vasquez

Prix : 7,25 €

En pleine dictature militaire,  plus de deux cent femmes, venues de tout le Chili pour leur quatrième rencontre, organisée par le Département Féminin de la Coordination Nationale Syndicale, se sont réunies clandestinement dans un couvent près de Santiago en décembre 1981.
Deux militantes du MLF International répondaient à leur l’invitation  et recueillaient des témoignages.
Pendant deux jours, toutes ont exposé et analysé leur situation, programmé des actions pour survivre et lutter contre la dictature.

Ana Vasquez (1931-2009), sociologue et militante chilienne, et Carmen Gloria Aguayo de Sota, ministre dans le gouvernement d’Unité Populaire de Salvador Allende, ont vécu en France, exilées politiques depuis 1974.

  • 1982
  • 124 p.
  • 7,25 €
  • EAN 9782721002280

La Presse en parle

Carmen Gloria Aguayo de Sota, qui fut ministre du Développement dans le gouvernement d’Allende, analyse la naissance et l’évolution des « Centros de Madres », leur rôle dans le gouvernement d’Unité populaire, puis leur fonction de foyers de résistance sous la dictature de Pinochet. La seconde partie du livre est composée de témoignages de femmes de milieux divers, réunies lors d’une rencontre clandestine à Santiago du Chili en 1981, à laquelle se sont jointes des femmes du MLF international. Ces femmes disent avec intensité et sobriété leurs souffrances et difficultés quotidiennes, la misère et la répression, la peur à surmonter, la ténacité dans l’organisation et la solidarité. Comme le souligne Ana Vasquez : « Pour un peuple bâillonné, la parole est essentielle. » Encore plus pour des femmes qui sont en général invitées à se taire. Aussi, ces témoignages détiennent-ils d’autant plus de force. Ils suscitent l’émotion et l’admiration.

Claude Pujade-Renaud, Heures Claires des femmes, février 1983