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Michèle Dancourt est docteure en littérature comparée, et maître de conférences honoraire à Lille III et à Paris X. Elle a publié de nombreux articles sur la tragédie et les mythes grecs et,
en 2002, Dédale et Icare, Métamorphoses d’un mythe (CNRS- éditions).
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Michèle Dancourt
Prénom : Médée
avec la participation de Emmanuel Reibel.
304 p. - 22
€
Des centaines de Médée ont parcouru les détours de plus de deux millénaires, accusées de fratricide, régicide, infanticide, sorcellerie. Ce prénom hanté par le bruit et
la fureur, les crises et les crimes, est devenu tabou. Or aujourd’hui des artistes qui sont souvent des femmes, le perpétuent au théâtre, à l’opéra, dans leurs peintures,
romans, films, chorégraphies en restaurant son sens originel : « celle qui médite, invente, prend soin. »
La légende de la Colchidienne Médée et du Grec Jason brille d’un éclat sombre à la jointure entre la guerre des sexes, qui continue à tourmenter l’humanité, et la
violence (néo)coloniale, qui n’en finit pas, avec ses dérives xénophobes et racistes : au XXe siècle Médée est gitane, africaine, immigrée clandestine, coréenne. Autrement dit, femme et étrangère, elle est l’Autre par excellence. Aussi les nouvelles Médée ne naissent-elles plus seulement en Europe, mais en Inde, en Afrique du Sud, au Brésil, à Cuba, au Japon. M.D.
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