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Friderike
Maria Burger et Stefan Zweig
se sont connus en 1912, et mariés en 1920. Ils vivront
à Salzbourg jusqu'en 1935, date à laquelle Stefan
Zweig émigrera à Londres. Ils divorceront en
1938. Friderike émigrera à son tour en France
puis aux Etats-Unis où elle mourra en 1971.
Bibliographie
:
Quelques ouvrages...
Grasset
Erasme, 1935,
Magellan, 1968
Fouché, 1969
La pitié dangereuse, 1983
Marie-Antoinette, 1984
Marie-Stuart, 1984
Stock
Freud,
1978
Amok, 1979
La confusion des sentiments, 1980
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, 1982
Belfond
Le combat avec le démon, 1983
Albin Michel
Balzac, le
roman de sa vie, 1984
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Friderike et Stefan Zweig
L'amour inquiet
Traduit
de l'allemand par Jacques Legrand
500
p. - 23 €
1987
Le 25 juillet 1912, une jeune femme mariée, Friderike
von Winternitz, commet ce qu'elle nomme elle-même une
inconvenance : sans être vraiment connue de Stefan Zweig
elle lui envoie une lettre d'admiration pour ses derniers
poèmes. Il a trente ans, a déjà publié
des poésies, des biographies, des essais, des traductions
et il écrit pour le théâtre. Elle fait
ses premiers pas en littérature. A cette première
missive, il répond. C'est le commencement d'une passion
et d'une riche correspondance, car Stefan, conférencier
célèbre, voyage beaucoup à travers l'Europe.
Le divorce de Friderike est prononcé en 1913 et ils
se marient en 1920. Peu à peu, des malentendus naissent
entre eux, leur couple lentement se défait, mais jamais
la correspondance ne sera interrompue, jamais ne disparaîtra
ce mélange d'estime et d'affectueuse admiration qui
les unissait. Ils divorcent en 1938 et, en 1939, Stefan Zweig
épouse sa secrétaire, Lotte Altmann. C'est avec
elle qu'il décide, le 22 février 1942 d'en finir
avec la vie par un double suicide. Le jour même de sa
mort, il écrivait à Friderike : Quand
tu recevras cette lettre je me sentirai bien mieux qu'auparavant...
Je suis certain que tu verras des temps meilleurs et tu me
donneras raison de n'avoir pu attendre plus longtemps avec
ma bile noire.
A ces crises de dépression profonde, elle avait tenté
de le faire échapper durant des années, mais
ce qui était mal de vivre dans l'Autriche ancienne,
cette Kakanie balayée par l'Histoire, devint un desespoir
incurable, au fur et à mesure que disparaissait le
Monde d'Hier, que grandissait le danger nazi, que se précisaient
les menaces de persécution. Ces pages nous offrent
un document des plus émouvants sur la montée
des périls vécue par un témoin de cette
société et cette culture que Hitler voulut balayer.
Et cette correspondance fait connaître d'autres confrontations,
des échanges entre des hommes tels que Freud, Thomas
Mann, Romain Rolland, Joseph Roth, Hugo von Hofmannsthal,
Richard Strauss, d'autres encore dont les ombres, au fil des
pages, nous deviennent très proches.
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