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Bibliographie
:
Denoël
La
cloche de détresse, 1977
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Sylvia Plath
Letters home
Edition
de Aurélia Schober Plath
Traduit de l'américain par Sylvie Durastanti
Tome 1 1950-1956
373
p. - 22 €
1988
Sylvia Plath avait à peine dix-huit ans lorsqu'en 1950
elle envoya la première des quelque sept cents lettres
qu'elle devait écrire aux siens avant de mourir à
l'âge de trente ans.
Dès cette date, le désir d'écrire va
de pair pour elle avec la volonté de s'insérer
dans l'Amérique des années 50, une Amérique
où l'aspiration au bonheur se confond souvent avec
un idéal de réussite forcené.
Toute sa correspondance reflète cet écartèlement
entre une vocation écrire et l'obsession
constante, souvent douloureuse, d'atteindre à la perfection
dans tous les domaines, au prix d'un travail inlassable.
D'exaltations en dépressions, de crises destructrices
en élans créateurs, ces lettres éclairent
les raisons qui ont poussé Sylvia Plath, peu après
la parution de son roman La cloche de détresse, à
se donner la mort, à Londres, dans la solitude où
elle se retrouvait, séparée des siens, au cours
d'un hiver particulièrement difficile.
Américaine d'origine autrichienne, née dans
le Massachusetts en 1932, Sylvia Plath
mena une double carrière d'écrivain et d'universitaire
aux Etats-Unis, avant d'émigrer en Angleterre, à
l'âge de vingt-trois ans. Elle mit fin à ses
jours en 1963.
J'espère que tu comprends que tout ceci est fort
intime, et que je le partage avec toi comme je partagerais
les plus intimes secrets de mon âme car je désire
que tu comprennes combien mes lettres sont indémêlables
et complexes, et que j'y fais face sans désespérer,
luttant avec les anges et apprenant à m'accomoder des
inévitables conflits qui sont notre lot, dans la mesure
où nous vivons vraiment. Je m'aguerris au fur et à
mesure. Toutes les grandissantes visions de beauté
et de monde nouveau que j'éprouve, je les paie de véritables
douleurs d'enfantement.
9 mars 1956
S.P.
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